Détourner du Patricia Kaas dans un titre de billet. Voilà qui disparait de ma longue liste des « Trucs Ignobles à Faire avant la Mort ». Prochaine étape : cette idée d’un attelage de lapins nains tractant une Punto. J’envoie ça au service Recherche & Développement sur l’heure.
Dis moi lecteur, t’es plutôt esthète quand on vient à parler de jeux vidéo ? Je veux dire : la gueule du héros que tu incarnes joue-t-elle un rôle dans le plaisir que tu prends à le diriger ? En bref : t’es un gros poseur ou bieng ? C’est une question que je ne m’étais jamais trop posé jusqu’ici. En même temps c’était pas difficile de passer à côté du mindfuck : depuis quinze ans l’industrie nous arrose copieusement de protagonistes qui puent la classe. Avouons que les occasions d’incarner des Jean-Claude Convenant ou autres guignols mal mis ont été relativement rares.
Cloud, Squall, Snake, JC Denton et plus dernièrement John Marston : ouais, suffit de regarder mes gros coups de coeur de joueur pour comprendre que je suis une grosse whore nourrie aux poses de gosse-beaux. Et ça c’est moche, tu sais pourquoi ? Parce que plus le temps passe et plus les héros uniques laissent place à des faciès complètement modulables, des boules Play-Doh prêtes à accueillir nos créativités débridées. Finie donc, la belle époque où le seul jeu à t’enquiquiner avec un générateur de persos un peu serious c’était The Sims. A partir de là, deux écoles : d’un côté la sécurité, avec un générateur à base de presets (WoW, Fallout) de l’autre le véritable logiciel de terraforming facial, où un curseur mal dosé t’affuble du menton de Grichka Bogdanov pour les 20 prochaines heures de jeu. Ce qui la fout un tout petit peu mal, l’air de rien.
Et bien figures-toi que j’en prends mon parti, moi, de cette dangereuse seconde option. Je viens de parcourir la galaxie en long/large/travers dans la peau d’une tête de con notoire… et j’ai aimé ça.

Non non les potes, dans ma réalité, le Commandant Shepard n’est pas tout à fait beau et fringant : il a surtout l’air d’avoir été embauché sur le Normandy pour remplir le quotas de simplets. Tout avait pourtant si bien commencé : dans l’éditeur de persos, mon gros Shep’ avait tout de la gravure de mode doublée du Prix Nobel de Physique : belle gueule, l’air un peu bourru et sévère, je le voyais déjà atomiser le truand de l’espace, épargner l’orphelin et pécho la veuve (l’ordre est important). C’était sans compter sur la constance de Bioware lorsqu’il s’agit de l’interface de création : une fois in-game, c’est fifty-fifty entre « YATA » et « WHAAAAAAT ? ».
J’avais eu droit à un « WHAAAAAAT ? » en commençant Dragon Age, heureusement rattrapé en modifiant ma sauvegarde via le SDK de Bioware… Oh eh, ça va hein : je suis pas timbré, je suis esthète, ok ? Esthète ! Bref. Quand j’ai réalisé que le Commandant Sheppard avait vraiment tout du Balayeur Sheppard, je me suis jeté sur Google à la recherche d’une issue à cet EMINENT problème. Et bin peau d’zob, nada, no can do comme disent les étatsuniens. Perdu dans l’espace avec l’idiot du village.
Quelque demi-douzaines d’heures de jeu plus tard, je voudrais te faire un bisous, Monsieur (Madame ?) Bioware. Alors soit, ton éditeur de persos pue un peu du bec, soit… Mais quand tu te retrouves les larmiches aux yeux, concerné par le destin d’un machin avec la gueule de mon Commandant Sheppard à moi, tu te dis qu’il y a magie noire quelque part. Tu comprends que t’as affaire à une qualité d’écriture de ouf’malade, tant dans l’univers installé que dans les dialogues et dans l’image que le jeu te « renvoie » de ton héros, au délà de son apparence. Tu réalises que le coup du culte du héros sur la base d’une coquille vide dans laquelle tu as collé tes choix, on te l’avait jamais fait.
En toute logique, j’ai embrayé sur Mass Effect 2 presque immédiatement. Puis vint le dilemme tant redouté : récupérer mon Sheppard ? ou me recréer un héros de toute pièce, libéré des affres du crétinisme ? J’ai du mettre environ 0.3 secondes à me décider.
Saute dans le cockpit mon beau débile, on va casser du xénomorphe !
L’amour rend aveugle, GG Bioware.
Tout est dans le sourcil. Tout.
Ouvrir un bloc note avec la certitude de n’avoir rien de palpitant à raconter en ce moment, c’est plutôt rigolo/con comme initiative. Là par exemple, je cherche un truc cool à dire pour pas que tu t’en ailles. Et là si ça se trouve, t’es déjà parti(e).
Faut dire que côté jeux vidéo, ces dernières semaines, j’ai poussé un peu trop loin la notion de journalisme d’investigation. Tel l’Allan Quatermain du polygone, j’ai exploré des territoires où même le plus téméraire des nerds n’avait osé s’aventurer. Faisant fi des blockbusters d’hiver, évitant habilement la fourbe réinstallation d’un Deus Ex, mon sens critique affûté brandi tel une machette, j’ai tranché net dans l’actu JV. Mon objectif : déterrer la pépite indé, la ramener à la civilisation tel un trophée et au final : être où l’on ne m’attendait pas… Et je dois dire que j’ai pas trop mal réussi mon coup.
Je me suis dégotté un petit jeu sans prétention, même pas sûr que vous connaissiez.
World of Warcraft que ça s’appelle.
Ouais bon, ça va. On arrête de rire ! Le fait est que je m’en étais tenu éloigné à dessein, trop effrayé par mon potentiel antisocial. C’est peut-être à cet excès de prudence que je dois mes diplômes, d’ailleurs. Quoiqu’il en soit, pour commencer WoW six ans après tout le monde, je peux vous dire qu’il en faut dans le calcif ! Je me suis pris un bukkake de vannes sur le coin du faciès, comme vous n’oseriez même pas en imaginer dans vos rêves les plus foufous. On m’a même traité de casu. Et tout ça pour quoi ? Pour un jeu massivement multijoueur dans lequel je suis venu frôler le niveau 40 sans avoir rencontré UNE SEULE PERSONNE avec qui battre la campagne ! Eh ouais, tous les aficionados du concours de seske sont en train de taper la pose avec leurs level 85 à la Taverne du Maelstrom Farceur. Résultat : pas un chat à bas niveau. Et cette impression de verser des mensualités pour jouer à un jeu solo, foncièrement moche qui plus est (haaaaaaan). J’ai signé pour trois mois et je crains qu’au rythme où vont les choses, j’en ressorte en n’ayant pas goûté à la substantifique moëlle du bidule. Tant pis, j’aurai essayé. Trop tard, certes, mais j’aurai essayé.
A part ça, la santé ça va, la famille al hamdou lillah ça va, j’entretiens toujours et encore mon syndrôme du canal carpien sur Battlefield et j’ai commencé Mass Effect. Le premier. Celui sorti en 2007…
Ouais, c’était vraiment pour dire rien du tout en fait.
Tout d’abord, je voudrais faire suite à mon précédent post et vous remercier pour vos nombreux messages de soutien, à base de « Erf sry pour toi mec, la mienne marche toujours LOLOLOLOL, kthxbye ». C’était sympa… I dislike you all.
Ce matin je ne me suis pas réveillé avec larmes et cacas de nez séchés sur les joues, c’était donc un matin placé sous le signe de la perplexitude : c’était donc ça, le deuil ? Six jours à convulser en position foetale sur le lino ? Pas de Macadamia Nut Brittle par seaux de 10L ? Pas de coffret DVD « The Great Fuckin’ Hugh Grant Anthology » ?
Déception ? Un peu, quand même.
Ca confirme cependant cette merveilleuse phrase de John Hammond, ce faux sosie de Robert Hue, qui disait « La vie trouve toujours un chemin… »
Alors ?!… Comme phrase qui pue la classe pour chopper, ça se pose là nah ? De rien, faites en bon usage. Mais faites croquer quand même, juste un peu !
En fait lecteur, je te fais tout plein de salamalek dans tes oreilles parce que j’ai un peu honte de t’avouer que j’ai déjà une nouvelle maîtresse. Elle est toute noire, toute en aluminium… Bon ok, c’est pas « elle », c’est « il »… Oui je suis un peu à voile et à vapeur, problem ? Bref il est noir, il est plutôt sportif et il gère les mégabits comme un dieu, tellement c’est un Pentium 9000 dedans. Appelons le « Luc ».
Mais comme dans tout come-back sur une plateforme, j’ai rapidement fini submergé par les nouvelles sorties, les « non non ! joues d’abord à celui là, c’est la base » et les envies de réinstaller de vieux classiques pour les voir tourner comme une horloge suisse romande.
J’ai donc décidé de soumettre ma to-play-list à l’impitoyable Vox Populi. Alors oui, comme ça on se croirait en plein coliséum…
Mais on sait tous très bien qu’en fait il n’y a que cinq ou six pelés en toge assis au fond et moi avec un drap-housse en bandoulière pour faire genre. Jouez le jeu, faites le pour mon deuil… *quel enfoiré*
Bon, donc : de cette honorable liste, quelles propositions valent le coup que je lâche Battlefield BC2 ?
A vos crayons de bois les petits foufous !
Tant que j’y pense : Mafia II n’est pas dans la liste, c’est très probablement parce que je suis entrain de le boucler en cet exact moment. Peut être même que j’en causerai sous peu… Vous l’avez lu ici en premier.
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