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Tu connais pas Sheraf ?

nov 4, 2010
Un commentaire

Plus je cause ici, plus vous devez saisir le truc : je tourne aux bande originales comme d’autres tournent au Red Bull ou au Gallak. Aussi loin que je m’en souvienne, ma conso musicale a toujours été dominée par les OST. Ciné, séries, jeux, tout y passe pourvu que j’aie ma dose de drama et d’envolées épiques. Le problème, c’est que Nobuo Uematsu ou Hiroki Kikuta, ça rentre moyen dans le cadre dès qu’on débranche le casque et qu’on passe en mode sociable. Vos collègues, vos colocs ou votre tendre moitié, ces pauvres nazes, auront tôt fait de vous traiter de gros freak. Et faudra vous estimer heureux s’ils n’attaquent pas les câbles avec les dents. Triste monde.

Ceci dit j’ai tout récemment dévié de mes habitudes audionerds, pour le plus grand plaisir de mes proches. La faute à qui ? La faute à Dean Martin.

Mon ami Dino, donc, qui se paye un comeback célestofulgurant dans le nouveau millénaire. Ceci dit, je crois que je suis le seul à avoir percé le truc à jour. Faut dire qu’en faisant Mafia II, je le voyais déjà venir. Vas y qu’on place un petit tube par ici, deux autres par là… Qu’on invite ses potes Django et Frank à poser leur son en scred’… Ah bravo, du piston, carrément !

C’est la semaine passée que j’ai tilté, en arpentant les étendues désertiques de Fallout New Vegas. J’attaquais tranquillement le Mojave avec la radio de mon Pipboy allumée (car comme chacun sait, si t’écoutes pas Radio New Vegas, t’as pas de race) et soudain : « Ain’t that a Kick in the Head »

Bon Dino arrêtes ton bluff, je t’ai cramé. Déjà tu vends la même came à plusieurs éditeurs, ça finit par se voir, ‘spèce de guignol ! Et en plus t’as rappelé les mêmes potes ! C’est quoi le plan ? Un genre de conspiration d’échelle planétaire pour squatter mes cages à miel avec du son des fifties ? Bin ça marche. T’es fier de toi ? Deux semaines que je browse l’interweb pour créer les playlists Spotify ultimes tirées de Fallout, de Mafia et de Bioshock, tant qu’à faire. Même que j’écoute plus que ça et que ce soir en rentrant du taf, je me suis payé un pot de Gomina. Non vraiment, SU-PAYR !

Allez les jeunes, enjouaillez moi tout la prestement.

[Test] Mafia II

sept 19, 2010
5 Commentaires

Mais aouch ! Arrêtez de me lancer des objets contondants maintenant ! Je sais que je prends toujours mon temps pour écrire un test ! Le truc c’est que j’aime bien retourner un peu le jeu dans tous les sens avant d’en parler ici. Et puis comme ça vous avez une sorte d’assurance : si je faisais ça pour resortir plus souvent sur Google, j’aurai ficellé un flash-test à mi parcours ou un vidéo-test démo, comme Alexandre du Canada français. Mais faut me comprendre : je suis un insoumis, un peu. Un chevalier noir de la lolosphère, qui publie à son rythme par anticonformisme épidermique et par amour du beau texte ! Ou alors… je suis un beau branleu… NAH. Nah nah, oubliez, je préfère la première version.

De la sortie du jeu jusqu’à aujourd’hui, vous avez forcémment eu le temps de lire que Mafia 2 divisait pas mal l’opinion. C’est vrai qu’en ce moment, sur les forums qu traitent du sujet c’est un peu « un troll acheté, douze offerts ». C’est d’ailleurs la raison première qui m’a poussé à m’accrocher jusqu’à la fin du jeu avant d’émettre mon humble avis sur la question…
Le lecteur averti remarquera qu’en utilisant judicieusement le terme « m’accrocher » je fournis un premier indice sur mon ressenti. Trève de suspens !

Commençons par enfoncer les portes ouvertes : non, Mafia II n’est pas un « ersatz de GTA » et ceux qui invoquent cela en tant que raison numero uno de leur vindicte se sont juste fourvoyés tous seuls comme des grands. Mafia et GTA partagent une caméra à la 3ème personne, un espace urbain ouvert, des véhicules ET C’EST TOUT. J’attire l’attention des jurés sur le fait que, jamais, oh grand jamais, mon client n’a essayé de se faire passer pour un jeu dit   »bac à sable ». En revanche, mon client a effectivement cherché à se vendre comme une production vidéoludique aux accents hollywoodiens…


Jantes alu, finition ronce de noyer

Au lancement du jeu, la rétine envoie immédiatement l’info au cortex : « Sapristi de bordel à chie, c’est super beau ». La ville d’Empire Bay est une sorte de New York à cheval entre les 40′s et les 50′s du plus bel effet. Les usines cotoient les premiers gratte-ciel, les liquor stores et les quartiers populaires dans un réalisme sobre et esthétique. La modélisation des persos est superbe, chose appréciable surtout dans les cutscenes de dialogues : les plans serrés combinés aux expressions faciales soignées oeuvrent puissance 1000 sur le capital sympathie du héros et de ses compadres.

Côté ambiance, le feeling rétro est un vrai régal : grosse recherche dans les modèles de voitures, brassage multiculturel génialement retranscrit par les doublages (VO, en tout cas) et ces autoradios qui crachent du Buddy Holly et du John Lee Hooker… Ca marche juste super bien…

… mais soudain, mesdames et messieurs les jurés, c’est le drame. C’est en effet tout ce que j’ai à dire d’agréable à propos de Mafia II. Enfin presque.


Motorisation 1 cheval, suspensions mousse

Le scénario vous met dans la peau de Vito Scaletta, américain d’origienne italienne de retour au pays après 4 ans passés à combattre dans l’Italie de Mussolini. Il a besoin d’argent et il ne sait rien faire mieux que tenir un calibre. A partir de là, le scénario arbore fièrement tous les lieux communs autour de la cosa nostra sans trop se fouler. On aura parfois la bonne surprise d’un twist pas trop vilain, mais ça reste globalement assez plat. Là où je n’arrive plus du tout à suivre, c’est ce système de missions articulées en « jours » : Vito est réveillé par son téléphone, décroche et se voit enjoindre de rejoindre un point A. On s’habille, on remplit la mission, on rentre se coucher pour déclencher le chapitre suivant. Et rebelotte. ALL THE FUCKIN’ WAY. T’imagines, lecteur, t’es réveillé chaque matin soit par ton téléphone, soit pas ta sonnette ? Moi je pense que je pète un boulard, je sors en slip et je serine un enfant, pour l’exemple. Si encore les missions donnaient dans l’original et dans l’épique… mais non, dans la majorité des cas, c’est tout mou, tout déjà vu.

Côté prise en main, deux poids deux mesures : les gunfights sont précis, nerveux et super jouissifs (un système de couverture réussi,dis donc) mais une fois le séant posé dans une voiture, c’est la fête aux moteurs poussifs, aux comportements improbables et aux envies de meutre. Dommage, surtout lorsque l’on passe les 3/5 du jeu à conduire d’un point A à un point B. Encore plus dommage lorsque l’on découvre qu’une collision faciale vous envoie direct devant Saint-Pierre. ENCORE PLUS DOMMAGE quand on se prend un carton en rentrant de 25 minutes de mission et que le checkpoint le plus proche, c’était… bin…il y a 25 minutes…

Cette petite suite (il)logique est applicable à bien des siuations dans Mafia II, tant et si bien qu’on se retrouve dans un système proche du die & retry cruel. J’ai peut-être deux mains gauches mais j’ai du m’y reprendre à deux fois minimum pour chaque mission, 80% du temps sans trop voir la légitimité de la sentence. Je déçèrne la palme à ce retour de mission avec une barre de vie au minimum, où les forces de l’ordre repèrent ma plaque à environ 300 mètres et s’en viennent me désouder joyeusement devant ma porte de garage. Les mêmes flics que j’avais dépassé au carrefour précédent sans affoler la moindre sirène…

Mal équilibré ? Oui.


Boite à gants plaquée or, rétroviseurs en option

Tout au long des 12 heures de jeu proposées par ce Mafia 2, je n’aurai eu de cesse que de m’émerveiller devant le sens des priorités des gens de chez 2K Czech. On a droit à un souci du détail bluffant sur certains points, complètement gâché par des lacunes proches de l’amateurisme crasse. Exemple : Une voiture oubliée queques heures sous la neige sera recouverte d’une poudreuse du plus bel effet, mais un compagnon qui galère à rejoindre le siège passager finira par y être téléporté comme par magie… Oui, comme à l’époque des objets qui disparaissaient miraculeusement des mains des persos… oh wait… ça aussi, ça arrive.


Mafia II  c’est un peu comme une belle Buick Skylark 1953 rutilante à laquelle on aurait enlevé les roues, juste pour rire. On est bien assis, c’est beau, c’est confort, « Mais où est-ce qu’on va bien pouvoir aller avec ça ? ». A force d’essayer de tirer sur la corde hollywoodienne, le jeu en oublierait presque d’avoir un intérêt ludique. Presque, car si vous n’êtes regardant ni sur les détails ni sur l’investissement « temps », ses 12 heures de durée de vie recèlent un ou deux petits moments sympathiques. Mais sympathiques hein, pas ouf’ malade.

Vox populi videoludica

sept 16, 2010
11 Commentaires

Tout d’abord, je voudrais faire suite à mon précédent post et vous remercier pour vos nombreux messages de soutien, à base de « Erf sry pour toi mec, la mienne marche toujours LOLOLOLOL, kthxbye ». C’était sympa… I dislike you all.

Ce matin je ne me suis pas réveillé avec larmes et cacas de nez séchés sur les joues, c’était donc un matin placé sous le signe de la perplexitude : c’était donc ça, le deuil ? Six jours à convulser en position foetale sur le lino ? Pas de Macadamia Nut Brittle par seaux de 10L ? Pas de coffret DVD « The Great Fuckin’ Hugh Grant Anthology » ?

Déception ? Un peu, quand même.

Ca confirme cependant cette merveilleuse phrase de John Hammond, ce faux sosie de Robert Hue, qui disait « La vie trouve toujours un chemin… »

Alors ?!… Comme phrase qui pue la classe pour chopper, ça se pose là nah ? De rien, faites en bon usage. Mais faites croquer quand même, juste un peu !

En fait lecteur, je te fais tout plein de salamalek dans tes oreilles parce que j’ai un peu honte de t’avouer que j’ai déjà une nouvelle maîtresse. Elle est toute noire, toute en aluminium… Bon ok, c’est pas « elle », c’est « il »… Oui je suis un peu à voile et à vapeur, problem ? Bref il est noir, il est plutôt sportif et il gère les mégabits comme un dieu, tellement c’est un Pentium 9000 dedans. Appelons le « Luc ».

Mais comme dans tout come-back sur une plateforme, j’ai rapidement fini submergé par les nouvelles sorties, les « non non ! joues d’abord à celui là, c’est la base » et les envies de réinstaller de vieux classiques pour les voir tourner comme une horloge suisse romande.

J’ai donc décidé de soumettre ma to-play-list à l’impitoyable Vox Populi. Alors oui, comme ça on se croirait en plein coliséum…

Mais on sait tous très bien qu’en fait il n’y a que cinq ou six pelés en toge assis au fond et moi avec un drap-housse en bandoulière pour faire genre. Jouez le jeu, faites le pour mon deuil… *quel enfoiré*

Bon, donc : de cette honorable liste, quelles propositions valent le coup que je lâche Battlefield BC2 ?

  • Dragon Age : Origins
  • Réinstaller Hitman : Blood Money, encore.
  • Sam&Max : Saisons 1, 2 et 3
  • Réinstaller Deus Ex, OH WAIT, il est toujours installé.
  • Suivre le lapin blanc jusque dans l’enfer Heroes of Newerth et me faire sodomiser à sec par des personnes que j’apprécie de manière non biblique.
  • Retenter Bioshock 2.
  • Plutôt me refaire le premier, parce que quand même, faudrait voir à pas trop déconner.
  • Retenter Mass Effect.
  • [Insérez ici votre suggestion chronophage. Vous pourrirez ainsi toutes mes chances de trouver femme et par extension, de procréer]

A vos crayons de bois les petits foufous !

Tant que j’y pense : Mafia II n’est pas dans la liste, c’est très probablement parce que je suis entrain de le boucler en cet exact moment. Peut être même que j’en causerai sous peu… Vous l’avez lu ici en premier.


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