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Tap dancing in the rain

oct 3, 2010
2 Commentaires

Il est de ces titres dont l’appréciation nous déprécie socialement (qualitay de punchline, bac+2 les enfants). Cela dépend des cercles biensur, mais dans les miens, parfois ça ne pardonne pas. Alors j’y vais. Bonjour à tous, je m’appelle Gautoz, et j’ai aimé Heavy Rain (en choeur : « Bonjour Gautoooooz »).

On va éviter la grosse rotative à trolls : je ne vous fais le détail ni du pourquoi, ni du comment. Je dirai simplement que j’étais en pleine possession de mes sphères psychologiques et sensorielles au moment des faits, qu’aucun psychotrope d’aucune sorte n’est donc venu altérer mes perceptions, et que je n’ai pas honte. Ce sera notre postulat de base. Appellons-le « Luc ».

Tout cela ne m’empêche pas, comme à peu près… tout le monde, d’avoir enduré le matraquage pré-release avec les dents du fond qui baignent : grand pas pour le jeu vidéo, blabla, émotions, lolilol, ferme-ta-gueule-batard-de-journaleux-ado-bourrin, toussa.

Après avoir bouclé le titre, j’étais tout zen à l’intérieur, comme après ingestion massive de Bifidus Actif : j’avais aimé Heavy Rain mais pas le jeu Heavy Rain. Je l’avais consommé comme un truc qu’on insére dans sa PS3, point. Problem was : c’était pas tout à fait comme ça que ce grand loliste de David Cage le fourguait à la planète.

Fast forward, almost six months later. Une demi-année placée sous le signe des lapidations culturelles en réunion, sur ma carcasse recroquevillée gémissant « Mais je l’ai aimé… mais pas comme un jeeeeeuuuuu ! S’il vous plait, pas les petits cailloux qui coupent ! » Et toujours ce petit espoir que peut-être, dans son grand bureau très froid, le sieur Cage soit entrain de plier mollement des origamis en regrettant sa grande supercherie, se jurant que la prochaine fois, il ferait un jeu vidéo.

Alors quand MuseoGames a programmé une conférence intitulée « Les jeux vidéo se jouent de nos émotions » et aligné le sus-nommé côté intervenants, l’attraction s’est faite trop forte. Je devais voir le numéro de claquettes de mes yeux. Ou être agréablement surpris (euh…lol ?).

Résultat pêle-mêle, sans citations (enfin presque) et dans le désordre : les FPS les loulous, c’est bien pour les jeunes et les adolescents, mais on finit par s’en lasser. Si l’on ne se met pas à chercher du sens, l’industrie ne sortira jamais de sa niche. Et puis un game designer avec un minimum de bouteille en a vite marre de faire des jeux de tir ou de plateformes, donc bon. Ne pas sortir des titres comme Heavy Rain « ce serait dire que le cinéma c’est Rambo et point barre ». Et de s’indigner devant le succès d’un jeu de pan-pan tout juste sorti (comprendre Halo Reach) qui n’installe ni les personnages, ni le pourquoi du comment des rafales de pétoires. Devant un auditoire un brin fanboy, Cage aborde tout de même le sujet du succès critique mitigé, rappelant que quand le cinéma est passé de muet à parlé, il y a eu des gens pour critiquer…

Et là j’ai envie de danser une gigue. Car si l’on doit indéfiniment comparer jeux vidéo et cinéma, l’expérimentation Heavy Rain, ce n’est pas « Hey les mecs, moi je vous fait du cinéma avec le son en plus ! » C’est plutôt « Hey les mecs, je vous propose le… CINEMA… SANS IMAGE ! » Donc de une, tu poses cette caméra et de deux, tu vas me rendre le « jeu » de jeu vidéo, genre tout de suite. Que je sache, des aspirants réalisateurs qui font des jeux, l’industrie en a plein les poches. Mais qu’on ne continue pas à me rabacher que c’était le seul moyen de procéder. Hideo Kojima (qui je le rappelle, est mon papa) passe ses nerfs sur le JV depuis quinze ans mais a au moins le respect d’entrecouper son film avec des séquences de gameplay. L’appareil narratif d’un Bioshock m’a immergé et impliqué comme jamais et c’était pourtant un jeu, avec des flingues et pas de cutscenes.

Un peu médusé, j’attends la fin de la conférence, espérant un mea culpa pendant les questions-réponses. Qu’est ce que j’espérais ? On parle là d’un jeu qui frise les deux millions d’unités vendues… Première question, première réponse qui tranche net dans mon espoir :

« Je n’aime pas trop ce terme, jeu vidéo. Je préfère parler d’interactivité. »

Je pense que tout est dit.

Abed for President

juil 13, 2010
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Geek is the new sexy. C’est un peu la phrase de la classe à resortir en soirée depuis trois ou quatre ans. L’ancienne sous-culture basée sur le combo “lunettes double foyer/comédons” a infiltré de nombreux TV shows : Abby dans NCIS, Chuck dans.. euh.. Chuck, etc. Et vint The Big Bang Theory, série devant laquelle j’ai très honnêtement “claqué de barres de lol” pendant une saison et demie.Puis j’ai commencé à saisir la vraie nature de TBBT : un genre de The Osbournes au pays des nerds, un jardin d’acclimatation pour que les vrais gens puissent observer nos rites et se bidonner devant le pathétique de l’ensemble. Parceque dans TBBT, on ne rit pas de l’humour de Sheldon, on rit de Sheldon, de ses travers ultra-stéréotypés et de son autisme évident. Les personnages sont cimentés dans leurs rôles respectifs depuis l’épisode pilote, sortent rarement du cadre et jamais ne surprennent. Du coup chaque rire enregistré sonne un peu comme un “Oh putain ce que c’est geek !”

C’est quelque chose qu’on saisit quand des gens pas familiers de l’univers viennent vous tirer le portrait à coup d’évidences bien grasses glanées ça et là. Et ils terminent leur phrase par “ah ah, comme Sheldon…”
C’est arrivé. Et j’ai eu envie de répondre TATSUMAKIIIIIIIII, mais j’ai juste souri poliment. Mais en pensant “je vais retrouver ta famille et je vais la sacrifier à Satan, forcément puisque j’étais rôliste quand j’étais plus jeune…”

Heureusement il existe maintenant une réponse pacifique face aux condescendants de tout poil : tu prends ton agresseur par la main, tu le colles devant une télé, tu lances un épisode de Community et tu lui présentes Abed.

Abed, c’est le geek le plus authentique du PAM (Paysage Audiovisuel Mondial, c’est cadeau). Il aime les séries, le cinéma et les trucs cools de geek en général, mais ça ne fait pas de lui un inadapté. Son simili-autisme n’a d’égal que son envie de bien faire au sein du groupe. Et son arme à lui, c’est la pop-culture. Aucune situation ne lui est étrangère, puisqu’il a déjà tout vu sur le petit écran. On est clairement sur des références plus pointues, mais contrairement à TBBT, tu peux être dépassé par une référence et reprendre ton bonhomme de chemin sans avoir l’impression d’avoir raté ton bac. En revanche, parfois Abed va te gratifier d’une réplique de derrière les fagots, et t’auras envie de lui faire un bisou, parceque tu pensais être le seul à la connaître.

Abed c’est mon coup de coeur perso, certes, mais c’est pas l’argument unique de Community. Qu’on soit clair, ami lecteur, Community est surement l’un des TV shows humoristiques les mieux écrits de ces 5 dernières années. Et l’un des plus frais. AWESOMENESS garantie sur facture : chaque épisode surenchérit plus haut dans le lol de qualité et les dialogues sur mesure. C’est pas tout neuf, mais si tu t’y es pas encore collé ami lecteur, t’es un Sheldon, rien de moins.

[vid] LEGO First Person Shooter

juin 14, 2010
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Une fois de plus la patience et la passion de certains allumés me laissent pantois. Comme ce type, qui devait en avoir super-marre des jeux LEGO Indiana Jones et Harry Potter. Du coup il s’est bricolé une réplique de fusil de snipe Lee-Enfield… en LEGO. “Oui mais je faisais pareil avec mes CLIPO’s” me direz vous. Oui je sais, moi pareil ! Sauf que moi… bin je bricolais pas un gun fonctionnel avec culasse, chargeur et système de propulsion… (vidéo dans la suite)


Press X to Jason

mai 26, 2010
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Décidémment, Heavy Rain continue de déchainer un petit peu tout et son contraire d’un point de vue impressions. Après le mini-jeu flash dédié à la fameuse scène du centre commercial, l’auteur-compositeur-interprète Eric Fullerton place la barre encore un peu plus haut avec son titre “Press X to Jason”. Poignant (ou pas !) Je dois être trop bon public… ça m’avait bien mis la pression moi !

[Critique] Kick-Ass kicked my ass !

mai 3, 2010
Pas de commentaires.

D’avance pardon pour cette titraille tout droit sortie du hall of shame des titres de blogpost. Honnètement je ne voyais pas de meilleure manière pour décrire ma session ciné de mardi dernier.
J’aime les super-héros, j’adorerai en être un. Et vous aussi. Que celui qui n’a jamais rêvé de superpouvoirs, de gadgets à 8000€ le shuriken et de moments épiques me jette la première Spider-Cagoule…

Quand j’étais jeune, tous les superpouvoirs m’auraient plu, même le corps élastique bien ridicule du Dr. Fantastic. Mais avec la prise de bouteille, je suis beaucoup plus clients de héros ancrés dans une presque réalité, Batman et Iron Man en tête. Finalement, j’y ai bien réfléchi, j’aurai pu être Batman ! J’ai juste pas le compte en banque du père Wayne. Pas nés sous la même étoile…

C’est d’un constat plus ou moins similaire que part l’anti-héros de Kick-Ass, bien calé au fond de sa routine lycée/youporn/comics (dans l’ordre ou non) :
“Qu’est ce qui m’empêche de devenir justicier ? Rien en fait…”

Et c’est ainsi qu’il s’en va corriger du malfrat tout de combinaison de plongée vétu. Et c’est l’engrenage, le hasard, une vidéo Youtube (excellente utilisation de la référence au passage) la célébrité, les ennemis, sa rencontre avec d’autres supers.. et notre rencontre avec celle qui bouleversera cette séance de ciné : Chloé Grace Moretz, jeune actrice de 13 ans qui devrait - passez moi l’expression - tout déchirer dans les années à venir. Elle incarne Hit-Girl, petite tornade violette garçon manquée, insouciante et meurtrière, dont chaque apparition est une scène culte.

C’est simple, moi Chloé Grace Moretz, je suis bien chaud pour l’adopter, mais c’est sa mère qui n’est pas motivée motivée. Donc voilà, d’ici une dizaine d’années, si l’actrice continue sur cette lancée, elle devrait finir égérie pour geeks, façon Kristen Bell.
Fin de la grosse parenthèse Hit-Girl, même si c’est révélateur du coefficient de crevage d’écran de la môme.

Kick-Ass est un film qui surprend par la difficulté que l’on aurait à le faire entrer dans une case : ce n’est pas un teenmovie ni une comédie, pas un film de super-héros ni une parodie d’ailleurs. C’est un cocktail panaché de références, de fricottage avec les genres, qui joue avec nos repères, avec comme colonne vertébrale un parti pris ultraviolent décomplexé. En cela, le film de Matthew Vaughn a selon moi des petits airs de Tarantino : les membres volent et les artères se vident sur fond de pop-music naïve, de répliques salées et d’humour bien noir. Parfois le réalisateur impose de vrais moments de tension dans ce cadre pourtant loufoque, puis relache la pression en nous offrant un cliché sur un plateau… pour mieux nous prendre à revers à nouveau. Jouissif. D’autant plus jouissif qu’il n’a pas sa créativité dans sa poche lorsqu’il s’agit de filmer l’action. En flirtant avec les limites et en ne s’interdisant rien, il donne à ces scènes une fraîcheur et une puissance surprenante. Je ne pensais vraiment pas voir l’une des meilleures scènes d’action de ces dernières années dans Kick-Ass. Et pourtant. J’ai pris une belle gifle de cow-boy.

Un casting plutôt très bon, du anti-héros parfaitement humain et gauche jusqu’à un Nicolas Cage dont on a même pas envie de se moquer (ça ne m’étais pas arrivé depuis longtemps), et puis Chloé Grace Moretz, qui écrase tout le monde, de très loin, d’une pichenette de gamine.

Je terminerai comme j’aime à le faire, en parlant musique. D’abord… John Murphy à la direction musicale, je faisais des petits sauts de joie. Le monsieur a quand même pondu les BO de Sunshine et de 28 Days/Weeks Later, qui sont dans mon top des BO intemporelles. Plutôt que de composer une identité musicale super-héroïque pour le métrage, le compositeur fait dans l’auto-pillage intelligent. On retrouve donc Surface of the Sun (Sunshine) et Leaving England (28 Weeks Later) soit les deux meilleures pistes de chaque BO, plaquées sur des scènes d’action déja cultes. Le tout est secondé par des titres de Prodigy, Morricone ou Elvis (ça fait rêver). Certains crieront à la fainéantise, moi j’ai crié au génie. D’abord parceque c’est contre toute attente super homogène mais aussi parceque ça colle parfaitement avec l’idée du cocktail multigenre à tendance nerd. Et les fans de BO taperont leur petit frisson de connaisseurs.

Kick-Ass est ma grosse claque de l’année 2010, sans commune mesure. Un film à la fois violent à souhait mais tout en subtilité, avec des références conservées à l’état de bonus, donc qui le laissent très accessible. Et Hit-Girl, qui justifierai à elle seule un second opus. Courrez-y diantrebleu, c’est du bon ! C’est tellement dommage que le film soit marketé comme un teen-movie alors qu’il n’admet enfait aucune étiquette. La majeure partie des spectateurs des salles obscures risque de passer à côté de quelque chose d’énorme, au profit de notre chef d’oeuvre à la française, j’ai nommé Camping 2.

Cher lecteur, tu la vois là l’urgence d’aller voir ce film, ce soir même, puis d’en parler à ta famille, tes potes, ton chien ? Now move !

Chez EA, on a pas de pétrole, mais alors…

mar 18, 2010
Non classé
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Je connais une équipe marketing qui doit se taper gentillement sur la bidoche en riant fort.

Très franchement, vu le bide de la campagne de nos chères forces armées : je pense qu’une autre équipe de communicants est entrain de s’envoyer du Xanax par palettes…