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Quoi j’en pense :
Deus Ex: Human Revolution

sept 7, 2011
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Quoi j’en pense : <br/>Deus Ex: Human Revolution

Ma foi, nous y sommes : terminus, tout le monde descend et souffle un grand coup. L’équipe d’Eidos Montreal a laché son potentiel messie dans la nature et s’en va prendre des vacances amplement méritées. A nous maintenant de voir si la bête tient effectivement de l’envoyé céleste ou au contraire du gourou en balsa. Drôle d’exercice, car si tu me connais, tu sais mon amour immodéré et irraisonné du premier épisode. S’il y a bien un seul lieu où j’ai accepté de brûler un cierge ces dix dernières années, c’est bien à la Chapelle du Saint-Comeback dédiée à Deus Ex. Si un jour on m’avait proposé de faire du porte-à-porte pour vendre des boites du jeu, rien ne dit que j’aurais trouvé l’idée farfelue. Tu vois un peu le topo ? L’individu malade, quoi. Du coup on va essayer de structurer un peu le truc. Tu m’excuses pour la petite tremblote, j’ai pas l’habitude de parler religion en public.

Pour les cancres du fond pour qui Deus Ex c’est juste du latin, on va la faire simple et funky : sorti en 2000, joli chamboulement du gaming sur PC grâce à son gameplay hybride complètement inédit et sa rejouabilité de dingue, adoration des fans, qui évolue subitement en culte fanatique quand sort une suite très décevante en 2004. Ca va ? Si ça coince à la digestion, je te recommande le résumé plus étoffé du camarade Mantis (et je suis désolé de t’avoir traité de cancre tout à l’heure, en vrai je t’aime bien) Depuis lors : huit années de vide pendant lesquelles les autres adeptes et moi avons inlassablement réinstallé le vieux compagnon sans jamais réussir à lui trouver une ride (alors que bon… ahem) Accessoirement, on attendait très fort la résurrection.

Imagine alors les bollocks qu’il faut avoir, quand tu t’appelles Eidos Montreal et que tu viens de naitre, pour faire un pas sous les projecteurs et dire : « Vazi nous on fait une prequel ». Je te raconte pas la réaction de Jean-Claude au présbytère, c’était indécent. Ensuite M. Eidos a rajouté « …multiplateforme » et j’ai dû confisquer l’Opinel de JC, par sécurité. Au final on a quand même gardé la foi… après un tel trailer, obligé hein.

Comme dit plus haut, les évènements dépeints dans Deus Ex HR prennent place avant ceux de Deus Ex, quinze ans plus tôt pour être précis. Exit donc les individus nano-augmentés, puisque le fameux transhumanisme n’en est qu’à ses balbutiements, plus mécaniques, plus effrayants aussi. A un instant charnière de son évolution, l’humanité se pose pas mal de questions sur sa nature même et se divise en deux camps : ceux pour qui la science peut et doit transcender l’individu et ceux qui refusent catégoriquement que l’Homme se la donne façon chimiste ascendant Dieu. Ce postulat constitue la colonne vertébrale du monde dans lequel on évolue et ouvre le champs à d’autres interrogations annexes : l’augmentation doit-elle être libre ou au contraire réglementée ? Ses implications doivent-elles être strictement médicales et sauver des vies ou aider également ceux qui désirent dépasser leur condition d’humain ? Comment rester professionnellement compétitif quand votre voisin de bureau s’est fait enchâsser un dual-core dans le crâne et abat dix fois votre quantité de travail sous Word ? Je ne cite que quelques exemples, mais ces inquiétudes sont là, partout autour de vous et viennent donner corps à un monde qui suintent la peur et la colère. L’excellente idée d’Eidos Montreal, c’est de ne pas forcément venir marteller ces thématiques via la quête principale, mais plutôt d’utiliser les side-quests et les media in-game pour véhiculer son propos : journaux, emails, bloc-notes, discussions saisies à la volée dans une ruelle, etc. Le tout vu au travers des yeux d’un mec qu’on a augmenté sans lui demander son avis, le transformant pour le coup en véritable symbole vivant de son époque. La leçon d’ambiance est clairement donnée et t’as déjà envie de plonger, avoue.

Pas de panique Jean-Claude, t’auras aussi largement ta dose de thèmes chers à la série. Ca va conspirer, manipuler la vérité et contrôler les masses, mais ça te semblera moins omniprésent que dans Deus Ex (tu vas peut-être pas croiser de mecs en noirs, mais t’en entendra quand même beaucoup parler) Le scénar pose les bases des conspirations à venir sans re-servir le même plat ultradense d’il y a dix ans : le tout reste très gris mais beaucoup plus digeste. Parfois trop : à la défaveur d’un ou deux twists scénaristiques un peu plats, tu pourras même pester un bon coup et te demander si le jeu ne te prendrait pas un peu pour un simplet. Ca n’arrive pas souvent, mais ça arrive. Le fait est que tu n’es pas là pour ça et on le sait tous les deux : t’es là pour prendre ta claque d’ambiance et déguster un gameplay aux mille saveurs. Un conseil : sors l’argenterie parce que tu vas être servi.

Que les fans se rassurent, Human Revolution n’est pas un jeu de beach-volley ; ce qui est, finalement, déjà pas mal. C’est toujours ce cocktail épicé mélangeant différents gameplays (exploration, infiltration, shoot, rpg) servi dans une vue à la première personne, avec la même liberté laissée au joueur dans la manière de le consommer. « Un problème, x solutions » reste le mantra qui fera frétiller ta créativité, donc. Comme son illustre prédécesseur, le titre permet au spécialiste du fusil d’assaut et au petit rat coutumier des conduits de ventilation de pouvoir discuter du même jeu à la récré. Mais alors : action ou infiltration et c’est marre ? Non (là je te donne une tape sur la tête, joue le jeu) c’est un gameplay à la carte et je te vois fixer la page des menus vapeurs, bête que tu es. Une fois introduit aux différents gameplay et à leurs avantages et inconvénients, va falloir commencer à faire évoluer ton corps du nouveau millénaire en sélectionnant tes premières Praxis (augmentations) et ainsi faire ta propre tambouille. Libre à toi, à ce moment précis, de booster à mort ton armure dermique en vue des imprudences à venir ou au contraire de te lancer dans une carrière de hacker. Libre à toi également de choisir de diluer l’expérience acquise entre plusieurs grandes spécialités, si t’aimes étaler ta science : tu t’y connaîtras peu, mais dans beaucoup de domaines. A chaque joueur sa manière d’utiliser les niveaux ou de s’y adapter pour en tirer l’expérience attendue. L’important réside dans l’impossibilité de finir bêtement bloqué, terrassé par tes choix passés : il y a toujours une issue, à condition d’ouvrir l’oeil.

J’aimerais pouvoir écrire que les adeptes de l’approche frontale s’amuseront autant que les ninjas invisibles, mais ça serait mentir. Si l’on aborde Deus Ex HR comme un simple shooter, on perd doublement au change : non seulement le jeu s’avère déprimant de facilité (l’IA n’est pas juste perfectible, elle est un peu conne) mais on perd également en fun et en immersion. S’éclater à surprendre les gardes, hacker toutes les portes, tous les terminaux, lire tous les emails, espionner les conversations et ne se résoudre à la fusillade qu’une fois acculé : voilà à mon sens la manière la plus noble de profiter du jeu. D’autant que la partie infiltration est probablement ce que j’ai pu expérimenter de plus fun et de plus gratifiant, Hitman Blood Money mis à part. Les neutralisations (létales ou non) sont jouissives de brutalité, le cover system est aux petits oignons et les rondes des gardes méritent une étude attentive (« coucou je fais ma ronde en jetant de petits regards par dessus-mon épaule, bisous »). Point d’orgue de l’ensemble : le level design et la direction artistique arrivent le plus souvent à créer l’illusion que l’on se joue du décor plus qu’il ne se joue de nous. Rares seront les moments où l’on se dira « Aha la jolie caisse posée au milieu de nulle part, comme par hasard. » Pour que la magie opère, il fallait des environnements à la hauteur. Les deux premières heures de jeu inquiètent, on craint les couloirs maquillés, puis on est balancé dans notre premier hub, à Detroit, et soudain tout va mieux. On repart ensuite en mission à l’extérieur, les possibilités de chemins se multiplient et on commence à prendre la pleine mesure du truc. Arrivé dans le second hub, on entame son premier brouillon de lettre d’amour aux level-designers. Immenses et vivantes, ces zones offrent à elles seules du bonheur en barre dans leur appréhension et dans leur découverte. Toits, égouts, arrière-boutiques, ruelles à clodos, cages d’ascenseurs et j’en passe, pas toujours liés à une quête mais renfermant sans doute quelque butin ou bloc-note au contenu croustillant, c’est aussi ça Deus Ex HR.

L’esprit global reste donc inchangé, mises à part quelques simplifications de forme : l’ancienne progression RPG et le système d’améliorations sont unifiés dans un seul système d’augmentations (plus besoin d’un Master 2 Smith & Wesson pour headshot un vilain, bonheur) les dégâts localisés et handicapants disparaissent au profit d’un auto-regen (arrête de hurler, j’ai pas fini) et les rois de la discrétion héritent d’un système de couverture en TPS. Côté choix d’augmentations : toutes les Praxis sont accessible dès le début et cumulables. Adios donc les choix draconiens entre course rapide et course silencieuse par exemple et bonjour vrai sentiment de puissance. Typiquement, je viens de citer ici tout ce dont avait besoin JC pour annuler sa commande Amazon avant d’assassiner femme et enfants. Alors que non, en fait : tous ces changements endommagent peu la formule initiale et permettent au contraire une meilleure lecture de l’action et des possibles pour chaque situation. En résulte un jeu plus facile que Deus Ex, même en mode hard. Contre toute attente, la chose ne m’a absolument pas dérangé, dans la mesure où le gameplay encourage l’expérimentation à grands coups d’XP et qu’il n’est pas rare de se dire : « Ok, là c’est passé comme dans du beurre, mais je suis certain de pouvoir faire plus classe, plus fou, plus border-line. » Honnêtement, en 2011, un jeu où tu recharges ta quicksave le sourire aux lèvres et pas simplement en cas de décès, moi je dis oui. Oui.

Oui également aux bonnes idées que sont les bastons sociales. Ces joutes verbales, souvent décisives, viennent ponctuer la quête principale et les quêtes secondaires, vous offrant la possibilité d’en modifier l’issue, d’ouvrir de nouvelles quêtes ou d’en apprendre plus sur le monde qui vous entoure. Sans augmentation, on est un peu perdu dans les choix rhétoriques disponibles, tant le tout est bien écrit et jamais « Bon/neutre/méchant ». Une fois l’augmentation sociale activée, on accède à une étude complète de la personnalité de notre opposant ainsi que ses points faibles et on pourra même user de phéromones pour persuader son adversaire, si l’on sent qu’on perd pied. Preuve de qualité et de finesse : le système d’expérience ne sanctionne pas ce choix de facilité, mais ça ne m’aura pas empêché de le vivre comme un véritable échec à chaque fois. Hit F8 to reload.

Là où je dis non en revanche, c’est – comme l’intégralité des joueurs – quand on vient, au milieu d’une expérience que j’ai volontairement choisie furtive et non-létale, m’obliger à l’affrontement décérébré contre un boss. On ne va pas épiloguer : en plus de ne rien avoir à foutre là, ces séquences sont nazes à se pendre et bêtement difficiles. D’autant que lesdits individus n’ont droit à aucune construction : aucun background, aucun charisme, nada. Par quatre fois on peste, on menace de tout envoyer valser, puis on y retourne, tellement c’est la minuscule tâche d’encre sur le drap de satin blanc.
Un drap immaculé certes, mais pas de fort belle facture si l’on y regarde de plus près : le moteur craint clairement (est ce quelqu’un sait qui a volé les ombres ?) les animations -surtout pendant les dialogues, au secours – sont raides comme la justice et la synchro faciale inexistante. Pire encore : les cutscenes narratives sont en CG bas de gamme et encodées en Bink, 2003 stylz. M’enfin je râle, là pour la forme, mais au bout du chemin, on ne voit qu’une chose : cette direction artistique de rêve. C’est sublime, de la paire de pompes de David Sarif jusqu’au plafonnier de son bureau. Sublime et tangible : une représentation visuelle du futur qu’on fait notre dans la seconde. Quand pour la première fois dans une vie de joueur, on s’arrête pour prendre un screenshot en se disant : « Merde, c’est trop beau, il me faut ça en wallpaper » on comprend. On comprend qu’on aime fort, au point de pardonner bien des errements. J’en place une pour l’incroyable travail de Michael McCann sur la musique, subtile et dynamique à la fois tout en restant hautement émotionnelle. Jamais nappes électro n’auront autant magnifié une vision artistique. Ca sent les récompenses en cascade sur ton faciès, cher Michael.

Deus Ex : Human Revolution débarque en 2011 avec une recette dont le gros des ingrédients a dix ans d’âge et on s’émerveille. Il y avait bien longtemps que je n’avais plus ressenti une telle bouffée d’air frais, spécialement en tant que joueur PC. Le cahier des charges audacieux d’Eidos Montreal est bel et bien rempli : le peu sacrifié au multiplateforme est immédiatement occulté par la cohérence et la profondeur de l’univers, la direction artistique à tomber et la rejouabilité. Forcément, le fan de toujours frisera parfois la larme au contact des références à l’illustre ancêtre, souvent de bon goût et parfaitement distillées. Alors effectivement, on trouvera fort dommage qu’au moment d’emprunter aux jeux sortis ces dix dernières années, les développeurs aient opté pour les boss de Metal Gear Solid plutôt que pour la narration d’un Bioshock ou le character building d’un Mass Effect. On pourra aussi pleurer à voix basse un manque d’influence de nos actes sur le monde environnant. Voilà les quelques défauts qui nous feront parfois relever la tête du guidon. Certes pas toujours parfait, certes plus une réanimation qu’une Révolution, mais un irrésistible témoignage de passion, un incontournable et le très bel hommage que Deus Ex méritait. Mes enfants, j’ai longtemps espéré pouvoir écrire ceci : je suis comblé. Quelle réussite.

Tout est bon dans le Denton !

juil 6, 2011
9 Commentaires

Tu le sais peut-être déjà, mais je considère que Deus Ex premier du nom devrait être offert à tout nouveau-né, en bundle avec sa sucette. C’est fan, c’est boy, c’est complètement fanboy, mais j’assume.

Pendant les soldes Steam de novembre dernier, pris d’une frénésie altruiste et passionnée, je m’étais mis bille-en-tête de faire goûter le jeu à de chastes âmes (j’entends par là vierges de l’oeuvre, pas ces cons d’abstinents) Sans surprise, je me suis vautré sur les horaires de promos, j’ai évangélisé walou et on a beaucoup ri. Surtout vous.

Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs, en vérité je vous le dis : il n’est jamais trop tard. Profitons des soldes d’été de l’ami Steam pour communier ensemble, avec ou sans nos vêtements. Après craquage de mon Plan Epargne Logement,  j’ai dans mon escarcelle trois exemplaire de Deus Ex. Le principe du « premier arrivé, premier servi » étant quand même un beau principe de garce, je vous propose un petit concours. Un concours de haïkus, pour être précis.

Venez décorer les commentaires d’un petit haïku débile contenant l’un des termes suivants, au choix : « Illuminatis », « Ambroisie », « Arbalète », « Espadrilles », « Kinect ».
Les trois meilleurs haïkus remporteront un voyage semé d’embûches et d’embrouilles en pleine dystopie cyberpunk. Vous avez jusqu’à 18h30.


Quelques prérequis (faut pas déconner)

  • N’avoir jamais joué à Deus Ex ni « perdu son CD chez ses parents »
  • Ne pas s’attendre à un shooter mais bien à un RPG en vue FPS (faut pas gâcher, oh)
  • Savoir laisser un gameplay aux petits oignons prendre le pas sur un moteur graphique pas toujours choucard
  • Être abonné à ma page Facebook, cela va de soi.

Un mec qui aime les clics

nov 26, 2010
Un commentaire

Je sais pas pour toi, mais perso en ce moment je suis aux aguets, les yeux rivés sur mon compte Steam tous les matins. Jusqu’au 29 novembre c’est la fête aux promos et tu peux acheter huit fois le même jeu pour le prix d’un demi. Hier, c’était la journée Deus Ex, que si tu suis un peu ce blog, tu sais que c’est ma religion et que je filerai ce jeu à mes mômes bien avant de leur payer un vélo.

En apprenant la nouvelle, je suis pris d’un élan évangéliste et j’annonce sur Twitter que je déverserai rapidement des exemplaires de Deus Ex sur la plèbe tel le messie. En fin de journée, je rédige un fringuant billet dans lequel je fais l’apologie dudit jeu, rappelant que c’est un chef d’œuvre et un titre fondateur pour toute une génération de joueurs et que je me ferai un plaisir de lâcher une copie à quiconque serait vierge de l’œuvre (d’aucuns diraient « Faire croquer les p’tits frères »). Je place habilement quelques ronds de jambes bien sentis à base de « Oh moi, tu sais… » pour que le lecteur suspicieux réalise que, oh pitain, ce mec est un véritable amoureux du jeu vidéo, prêt à tous les sacrifices pour faire partager sa passion. Eh.

J’enregistre finalement mon billet avant d’aller me fondre dans la nuit hivernale, direction mon soyeux logis. Sans réaliser que le pack de 8 Deus Ex, je l’ai pas commandé. Sans me rendre compte que la promo prendra fin pile pendant mon trajet métropolitain et que par conséquent, je pourrai me coller ma belle initiative où je sais, et par extension, vous aussi. CON DE JETLAG.

Ce genre de comportement procrastinatoire erratique me gonfle profondément. D’une, c’est fatiguant. De deux, j’étais tellement heureux par avance de pouvoir te faire kiff… Ouais non ok, j’vais te dire le fond de ma pensée. Je suis gavé parce que ça fout en l’air tout mon buzz. Je voulais faire du CLIC, tu comprends lecteur ? Je voulais que ça twitte et que ça retwitte, des « plz RT » et des « olol se mek é tro simpa ». Je voulais des follow friday par packs de cent et des lipdubs d’étudiantes sur « Mon Prince d’Internet » avec ma photo en incrustation. La vie de blogueur quoi !

Tu dois te demander pourquoi je me casse le tronc à te narrer un non-évènement ? Principalement parce que ça me permet d’exorciser la rage induite par ce merveilleux fail. Et puis je me disais que peut-être le soir venu, tout(e) seul(e) dans ton lit très froid, il t’arrivait de te demander si oui ou non, j’étais le Chevalier Blanc du jeu vidéo français, celui qui doit apporter l’équilibre à la Force, toussa. Aussi je préférais que tu sois au parfum concernant ce qui aurait pu être. Comme ça tu disposes de toutes les informations pour délibérer… De rien.

Lundi ici-même, on enchaîne sur un second non-événement. Je vais déballer un truc. Stay tuned.

Vox populi videoludica

sept 16, 2010
11 Commentaires

Tout d’abord, je voudrais faire suite à mon précédent post et vous remercier pour vos nombreux messages de soutien, à base de « Erf sry pour toi mec, la mienne marche toujours LOLOLOLOL, kthxbye ». C’était sympa… I dislike you all.

Ce matin je ne me suis pas réveillé avec larmes et cacas de nez séchés sur les joues, c’était donc un matin placé sous le signe de la perplexitude : c’était donc ça, le deuil ? Six jours à convulser en position foetale sur le lino ? Pas de Macadamia Nut Brittle par seaux de 10L ? Pas de coffret DVD « The Great Fuckin’ Hugh Grant Anthology » ?

Déception ? Un peu, quand même.

Ca confirme cependant cette merveilleuse phrase de John Hammond, ce faux sosie de Robert Hue, qui disait « La vie trouve toujours un chemin… »

Alors ?!… Comme phrase qui pue la classe pour chopper, ça se pose là nah ? De rien, faites en bon usage. Mais faites croquer quand même, juste un peu !

En fait lecteur, je te fais tout plein de salamalek dans tes oreilles parce que j’ai un peu honte de t’avouer que j’ai déjà une nouvelle maîtresse. Elle est toute noire, toute en aluminium… Bon ok, c’est pas « elle », c’est « il »… Oui je suis un peu à voile et à vapeur, problem ? Bref il est noir, il est plutôt sportif et il gère les mégabits comme un dieu, tellement c’est un Pentium 9000 dedans. Appelons le « Luc ».

Mais comme dans tout come-back sur une plateforme, j’ai rapidement fini submergé par les nouvelles sorties, les « non non ! joues d’abord à celui là, c’est la base » et les envies de réinstaller de vieux classiques pour les voir tourner comme une horloge suisse romande.

J’ai donc décidé de soumettre ma to-play-list à l’impitoyable Vox Populi. Alors oui, comme ça on se croirait en plein coliséum…

Mais on sait tous très bien qu’en fait il n’y a que cinq ou six pelés en toge assis au fond et moi avec un drap-housse en bandoulière pour faire genre. Jouez le jeu, faites le pour mon deuil… *quel enfoiré*

Bon, donc : de cette honorable liste, quelles propositions valent le coup que je lâche Battlefield BC2 ?

  • Dragon Age : Origins
  • Réinstaller Hitman : Blood Money, encore.
  • Sam&Max : Saisons 1, 2 et 3
  • Réinstaller Deus Ex, OH WAIT, il est toujours installé.
  • Suivre le lapin blanc jusque dans l’enfer Heroes of Newerth et me faire sodomiser à sec par des personnes que j’apprécie de manière non biblique.
  • Retenter Bioshock 2.
  • Plutôt me refaire le premier, parce que quand même, faudrait voir à pas trop déconner.
  • Retenter Mass Effect.
  • [Insérez ici votre suggestion chronophage. Vous pourrirez ainsi toutes mes chances de trouver femme et par extension, de procréer]

A vos crayons de bois les petits foufous !

Tant que j’y pense : Mafia II n’est pas dans la liste, c’est très probablement parce que je suis entrain de le boucler en cet exact moment. Peut être même que j’en causerai sous peu… Vous l’avez lu ici en premier.


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