header

Musical epicness, f*ck yeah!

sept 30, 2010
Un commentaire

Bonjour les enfants ! On a passé une bonne journée ? On a été sage avec la maîtresse ? C’eeeeeeeeest bien, v’là un bonbon. Allez filez vous asseoir. Tiens faites voir votre cahier de texte ? Ah tiens, ce soir, révisions d’epicness auditive. Alors l’epicness auditive, qu’est ce que c’est ?… C’est ce petit moment dans un film ou une série, quand la couche musicale vous attrape par les glandes et fait de grands moulinets en criant « Ahahah t’es au taquet hein ?! T’es stressé ! Tu pleures ! Tu sais plus ?! »

La quintessence du concept se cache bien évidemment dans les bande-annonces US, gros rollercoasters pour cages à miel, cavalcades de foufous et montées vertigineuses à l’appui. Injecter toute une panoplie de ressentis dans une piste d’1m30, faut bien reconnaître que c’est pas super évident, surtout si l’on vise un minimum de finesse. A Hollywood, le business de la composition originale pour trailers tourne en très petit comité, certains studios ayant confirmé leur statut de brutes dans l’exercice.  La bonne nouvelle, c’est qu’avec le nombre de personnes qui écoutent de la bande originale de films comme d’autres écoutent Christophe *bleuarg* Mae : ces studios de compositeurs sortent même des albums. Petit tour d’horizon de quelques grands malades qui injectent l’epicness pure dans nos bande-annonces.


// Immediate Music

Les champions en titre, sans commune mesure. Si vous mettez vos pieds dans un cinoche ne serait-ce qu’une fois par mois (et que vous arrivez à l’heure pour les « réclames ») c’est statistiquement impossible que vous n’ayez jamais entendu leurs charges orchestrales bien tapageuses. Là où on a besoin de la grosse artillerie, on appelle Immediate Music (Armageddon, Matrix, Spiderman, Pirates des Caraîbes). Le résultat « en salles » est toujours excellent, epicness > 9000 garantie sur les trailers pré-estivaux. Je trouve malheureusement leurs compositions souvent trop lourdes et over-the-top pour se laisser écouter hors contexte. En somme, la musique parfaite pour illustrer Chuck Norris qui mange un sandwich.

Lacrimosa – Spider-Man 2 trailer (version album)

……………………………………..


// Two Steps From Hell :

Les outsiders de ces cinq dernières années. Moins de choeurs en latins, moins de percussions outrancières, plus de cuivres et surtout : plus de nuances. Les compositions des deux Californiens dégagent un feeling « sur-mesure », avec un début, une montée et une fin, le tout gorgé de très bonnes idées. Rien d’étonnant alors à ce que bon nombre des derniers trailers à succès créditent leur nom, jeu vidéo y compris. Je recommande chaudement l’album « Legends », à écouter pour changer un banal passage à la boulangerie en EPIC WIN PATISSIER.

Freedom Fighters – Star Trek trailer (version album)
……………………………………..

Heart of Courage – Mass Effect 2 trailer (version album)
……………………………………..


// E.S. Posthumus
Comment décrire E.S. Posthumus ? Bon déjà, « E.S » pour Experimental Sounds : ça pose une sorte de base. Prenons une base classique d’orchestre, mixée tour à tour avec des nappes électroniques et rocks. Ajoutons un choix de choeurs sans paroles, plutôt des syllabes tantôt planantes tantôt percutantes. Le résultat est assez unique, d’autant que chaque nouvel album fait office de terrain d’expérimentations. Pour preuve, le fait d’avoir été révélé au grand public via le très atmosphérique Nara (générique de la série Cold Case) ne les a pas empêchés de faire dans le BIG BADABOOM avec « Unstoppable » (trailer explosif de Sherlock Holmes). E.S Posthumus est de loin la formule la plus écoutable bien au chaud chez soi, celle qui fournira la dose d’epicness sans forcémment donner envie de désouder des enfants au lance-roquette. Et ça c’est sympa.

Nara – générique de Cold Case (version album <- à écouter de toute urgence)
……………………………………..

Unstoppable – Sherlock Holmes trailer (version album)……………………………………..

[Vidéo] THE Scream

mar 16, 2010
Non classé
Pas de commentaires.

Absolument rien à voir avec le teen slasher movie, puisque je parle du “Wilhelm Scream” (Le cri de Wilhelm, pas celui de Münch du coup).

Le cri de Wilhelm donc, poussé en toute vraisemblance pour la première fois en 1953 dans un bon vieu western. C’est l’ingé-son Ben Burtt (Monsieur “J’ai inventé le son du sabre laser et le cri de Wall-E”) qui s’est mis en tête de multiplier l’utilisation du râle au cours de sa carrière. Ce fut le début d’un défi lancé entre studios de post-productions (une sorte de private joke des geeks de l’époque en somme)

Je vous laisse découvrir les multiples utlisations du fameux cri, qu’à coup sûr vous avez déja entendu au moins une fois : Star Wars, Indiana Jones, Willow, Le Seigneur des Anneaux, cinquante ans d’utilisation, et ça continue !

C’est relativement répétitif, mais c’est plein de souvenirs aussi !