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Ceinture verte

Oct 4, 2011
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Ceinture verte

Ca devait arriver : j’ai refait les peintures. Pas besoin de te déchausser pour autant, on est à la cool tu sais. J’en avais juste un peu marre, j’avais envie de lumière et de lisibilité, dont acte. Puis si tout se passe bien, ça devrait mieux vieillir. Tu remarqueras que j’ai troqué mes gros pixels en background par quelque chose de plus léger : j’ai effectivement revu la dose de jvlol-gamer-coolkid. Comme ça si demain Ben & Jerry’s me propose une opération blogeur avec des pots de glace à la saucisse à la clé, je peux commencer les posts sponsos bouffe/lifestyle/charcuterie sans que le look du blog ne trahisse mon statut de gratte-caca.

En vrai j’avais envie d’un truc moins engoncé simplement pour pouvoir te parler de musique, de ciné ou de toute autre chose si l’envie m’en prend. Rien de solide dans la caboche, ça restera principalement JV, mais comme ça c’est prêt en cas de besoin. Puis on va reprendre une activité normale : non seulement ma période de jeune touche à sa fin, mais les sorties se multiplient et les éditeurs craquent le sac (coucou EA). Va y avoir du sport.

La politique no pressure primera malgré tout : je vais continuer à poster à l’envie et selon mes dispos niveau temps. C’est d’ailleurs la ressource dont je manque le plus ces temps-ci. Entre boulot diurne, reprise du sport (après 25 ans de pause) sessions gaming nocturnes et entretien du lien social, l’addition atteint largement les 27 heures par jours. Et n’oublions pas mes toutes premières piges pour les chouchous de Barre de Vie (des bisous d’amour pour eux)

Bref, ça bouge et j’aime ça.

Un p’tit beurre, des touyous

Apr 11, 2011
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C’est l’histoire d’un mec qui s’était tellement éparpillé ces dernières semaines, qu’il en avait presque oublié l’anniversaire de son petit blog de jeuvidayos.

Pourtant j’ai passé le début d’année à me creuser la cafetière pour trouver un moyen original de marquer le coup. Une chanson à la guitare peut-être ? Déjà fait chez d’autres (malheureusement pour tes oreilles). Un concours visant à te faire gagner les miettes d’un unboxing quelconque ? Hors de question, personne ne me taxe mon papier bulle, il est collector.

Non non, on va la jouer simple et quali fonky. J’ai bricolé ce blog il y a maintenant un an, pressé par l’urgence de partager avec vous l’un des mes grands amours. A l’époque, tel le chevalier blanc, j’aspirais à produire un contenu différent de ce qui pullulait (purrulait ?) sur le Net depuis quelques années. Pas de velléités pseudo journalistiques ni d’egotrip là dedans, simplement l’envie d’écrire sur les gros pixels comme j’en parlais, à savoir avec passion et surtout avec légèreté.
Vu de ma fenêtre, le bilan est putain de positif : j’adore écrire, j’adore le terrain d’exercices que ce blog représente ainsi que le sentiment de quiétude extrême qui m’envahit après 2h de rédaction rondement menées. Mais bordel j’écris tellement moins que ce que j’aurais pensé ! La faute à une vraie occupation diurne et à des réflexes noctambules qui me font osciller entre ce blog, le jeu, les séries, la glande 2.0 et cette saloperie de houblon servi dans de grands verres. Et moi j’aime les plantes, ce sont mes amies.

Je tiens donc à remercier Dieu qui m’a donné la foi qui brûle au fond de moi… Woops pardon, accès de blondeur.

Bon, soit : soyons sérieux, ça me changera. Merci à tous pour vos encouragements, pour vos commentaires, vos retwitts, vos lOl et même vos mdr. Merci de jouer le jeu des blind tests même quand je fais ma péripathétiprostithérapeute à grands coups de cuts vicelards et de thèmes retrouvés au fond du jardin. Merci à toi qui conserve ce RSS dans ton reader quand je ne donne plus signe de vie depuis une, deux, voire trois semaines. Et même si c’était pas fait exprès et que t’es juste un gros tâcheron mal organisé, t’es quand même un chouchou. Merci à toi aussi, qui débarque ici via des requêtes Google aussi précises que “il était beau, il était blond, sentait le sable chaud”, “tu connais pas sheraf” et “x japoune”.

J’avais ce truc au fond du bide, cette certitude que le JV se ferait jamais la malle de mon quotidien et qu’il allait falloir en faire quelque chose. Grâce à vos petits mots, je fais un peu plus que jouer, j’adore ça et je compte bien continuer. Un grand, un vrai, un bon gros merci.

Ahah… n’empêche… “x japoune”.

BlogosFEAR

Oct 21, 2010
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*SHAZAM*

Papa est de retour après quoi… deux semaines sans poster un article avec de vrais mots dedans ? Le visiteur fraîchement débarqué doit croire que c’est un blog qui balance des blind tests tous les vendredis… C’est un peu dommage, quand on dispose d’un si bel espace d’expression, au départ je trouve.

C’est à dire qu’en ce moment, mon pote lecteur, c’est trop le tourbillon dans la tête à mon blog, époque Final Fantasy 8, un peu. Il fait sa crise d’ado depuis qu’il a commencé à muter et qu’il est un peu plus présentable. Soi-disant que “Ouuuiiiii, faut qu’on parle plus de trucs nouveaux, qu’on se mette au quintuple turbin et qu’on chie des pages” parce que sinon il sera jamais populaire à l’école des blogs. Et paraît que là-bas, si t’es pas populaire, tu pécho pas de goodies et tu bouffes pas de petits fours. A l’écouter, c’est super grave. Un peu comme si les petits fours et les goodies étaient le centre chaud de l’univers. Je dis pas, c’est bon et tout, mais de là à en faire un plan de carrière, je suis circonspect. Aussi je le regarde impuissant, pendant qu’il me déballe qu’il voudrait qu’on passe la vitesse supérieure dans l’ambiançage caractérisé, que c’est le chemin logique d’un blog de jeux vidéo, etc.

Non vraiment, on se comprend plus lui et moi et ça me rend tout chafouin… Aussi, histoire de renouer le dialogue, je l’ai suivi en soirées blogosphèreFEAR : une manière pour moi de faire montre d’ouverture et pourquoi pas de tordre le cou à quelques aprioris sur le sujet. Sait-on jamais ?

J’ai donc eu l’insigne honneur de me joindre à quelques-unes de ces grands messes sensées insuffler l’enthousiasme à une armée de passionnés. Lorsque je parle de passion, soyons clairs, j’évoque celle du jeu vidéo, mais aussi celle d’en parler. Tant qu’à être vu comme un relais de communication, autant l’être avec panache, j’veux dire.

Mais voilà : la vérité est, Ô SURPRISE, tellement plus fade. Pour une triste majorité, c’est le ballet des grands airs blasés et des relents de suffisance. Ça passe faire un tour (de préférence deux heures après le début de la soirée) ça fonce jauger le buffet (“Dis-donc, ils se sont pas foulés !” – T’as deux heures de retard, guignol) ça prend les photos d’usages puis ça s’en va retirer son petit sachet de goodies avant de s’en retourner dans la nuit noire et obscure. Un twitt à base de name-dropping sur le chemin du retour, un billet souvent honteux de vacuité avant de dormir et c’est marre, rendez-vous pour la prochaine, merci bisous. Hmm pardon ? J’ai oublié l’étape “ça lâche le buffet une seconde pour tester le jeu” ? Ah oui, non mais non malheureux, c’est parce que ça ne se fait plus. Tu comprends, essayer un jeu alors que t’es invité pour en parler, c’est un peu trop 2004. Du coup les éditeurs s’alignent, remplacent les bornes de hands-on par des croissants à l’anis et ne se gênent pas pour te rappeler de tout bien facebooker tes goodies une fois chez toi…

J’ai la nette impression que la presse papier que je lisais avec ferveur étant gamin faisait montre d’un tout autre respect. Certes, ça ne crachait surement pas sur une pinte gratuite (/wave Belgium) mais ça ne pissait surement pas les communiqués de presse à trois mots près. C’est un peu vain et emprunt d’ironie d’écrire que c’était mieux avant alors qu’avant, j’avais douze ans. Aujourd’hui les principes de journalisme ont la vie dure. L’info coule à un rythme maîtrisé de l’éditeur au consommateur, via de jolis points de relais bien proprets. Au point que l’audience  elle-même se complait dans l’info de surface, le facile, voire le racoleur. Et où est-ce que je vais me le coller maintenant, mon rêve de gosse ? Ouais je sais, … Du coup je me surprends à rêvasser en mode Scorcese : j’infiltre la douteuse caste des bloguistes (bien entendu je n’y perds pas mon âme MOI, je suis le héros) je gravis les échelons en mode ninja rigolo et j’obtiens finalement une audience avec le Grand Oeil Journalistique. Il reconnaît instantanément en moi la flamme et le génie des grands reporters, me fait Chevalier de la Plume Vidéoludique et me file une carte de presse (problem ?). Une fois adoubé, je redescends et je mange tous les petits fours en faisant des doigts à la plèbe, parce que quand même merde, c’est des petits fours.

Evidemment je sors toujours de ma torpeur et je me rappelle qu’on doit être un sacré tas de couillons à avoir le même plan, fiers comme un bar tabac d’avoir pu pondre un truc aussi génial tous seuls. Une armée de foufous qui pourraient plaquer cinq ans d’études pour un quart de SMIC et la possibilité de parler d’Alexandra Ledermann dans la double page Culture d’Equidés Magazine. Peut-être même qu’ils commencent tous par un blog…

Bien sûr je grossis le trait, mais à quelles fins ? Pas l’autopromo dans tous les cas, le rêve de gosse reste un rêve de gosse. J’écris quand ça me prend et je compte conserver ce mantra. Juste le besoin de coucher ici même ma déception face à certaines représentations du “nouveau journalisme JV”. Honnêtement, quand on a vécu l’âge d’or de la presse du côté imprimé des pages, ça fait juste un tout petit peu mal au fondement. Si si.