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Tests / Review

L’E3 par un mec qui n’a rien suivi : EA et Sony (2/3)

Jun 16, 2010
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On continue ce petit tour de l’E3 avec beaucoup d’EA et même un peu de Sony, si tant est que ça vaille la peine d’en parler… (quoi le sous-entendu ! meuh non !) Electronic Arts a donc débarqué avec ses gros sabots juste après la conférence Microsoft, avec dans les cartons de quoi rester dans le ton de la soirée niveau testostérone dopée à la taurine. Ca commence avec le retour d’entre les morts de Need for Speed : Hot Pursuit, avec un trailer et du in-game qui réveille. Marylin Manson en fond sonore, une Bugatti Veyron de police et le retour des dommages localisés sur les véhicule. Moi. Content. Prochaine étape, Dead Space 2 : désolé mais je ne parle plus de Dead Space de toute façon, plus depuis que j’ai du arrêter le premier au bout de 30 minutes, juste à temps pour ne pas mouiller ma grenouillère… Oui en vrai je suis une flipette. Ceci dit, ça a l’air pire… mais en même temps trop cool. Moi. Frustré. Soudain la conférence prend des atours particuliers. EA présente son Medal of Honor, par les mecs de Dice. Petit démo à chaiplucombien de joueurs, juste assez pour avoir l’impression de mater une partie de Modern Warfare. Et là ma bonne Lucette, je voudrais qu’on m’explique : Dice nous sort un clone de son Bad Company 2, croisé avec Call of Duty. Et à côté de ça, un pauvre map pack “Vietnam” pour BC2… Ca s’est si mal vendu Battlefield ? Moi. Triste. Les gens de Crytek nous font l’honneur d’une séquence “Cloverfield style” de Crysis 2, ainsi qu’un trailer en 3D stéréoscopique. C’est super beau même en 2D. Juste, ça tournera que sur mon supercalculateur IBM que - oh zut - j’ai prêté à mon tonton Robert. Moi. Perplexe. Heureusement, il reste CliffyB pour venir parler de “cool shits” et présenter son Bulletstorm, jeu qu’il qualifie de “Burnout” des FPS. Et ça envoie sévèrement : profondeur de champ hallucinante, ambiance post-apocalyptique/space opera et gameplay bourrin, à mi-chemin entre Painkiller pour le côté speed et MadWorld pour le raffinement des finish-moves. ET Y A UN FUCKING LASSO MAGNETIQUE ! Moi. Conquis. La conférence se termine sur un trailer de Star Wars : The Old Republic. Le genre de trailer qui met la larme aux petits geeks dans leur lit en forme de land-speeder… Snif… Je vous ai mis la vidéo en 720p, parceque je suis un bourgeois. Pardon ? J’ai dis que je parlerai de Sony ? Bougez pas, je regarde mes fiches… ah j’ai bien le Playstation Move, mais j’ai pas très envie d’en parler… Du coup, non, rien.

L’E3 par un mec qui n’a rien suivi : Microsoft (1/3)

Jun 16, 2010
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Hop, saymarcredi ! Marcredi c’est le jour des n’enfants mais c’est aussi la fin des grandes keynotes de l’E3 2010. Dire que j’ai suivi ces conférences avec l’assiduité du journaliste, ce serait un peu vous mentir en pleine poire. Déja parceque j’ai un travail, et puis aussi des amis, enfin des gens avec qui j’essaie de garder des connections sociales quoi… Non ça c’est de l’excuse puante, en vérité j’ai manqué d’application… Allez, fouettez moi. (Allez quoi !) Mais puisque je suis un garçon avec un minimum de conscience bloguistique, j’ai quand même ratrappé mon retard sur les bouts de rêves qui me manquaient, et j’en profite donc pour faire le point sur les annonces qui m’ont collé des myriades de petits papillons dans le bas-ventre, et celles qui m’ont au contraire plutôt filé la courante. On commence avec ceux pour qui jusqu’ici je n’avais que dédain et vilains mots : Microsoft. Le géant de Redmond a fait les choses en grand, avec le Cirque du Soleil et des ponchos brodés sur Pandora, tout ça pour nous présenter Nata… euh Kinect (Wait ! What ?). L’ex projet Natal endosse donc un patronyme qui glisse dans les tympans comme une insulte en Slovaque, soit. Des démos à la pelle, avec une suite de jeux qu’on pourrait nommer Kinect Sports Resorts, une conversation à distance qui avait l’air pré-enregistrée, et du pilotage d’interface. Et soudain l’appareil prend tout son sens : ami lecteur, tu peux claquer ton DivX en pause en criant “Stop”… Je veux une Xbox360. Pour éponger cette grosse annonce casual, Microsoft sort l’artillerie badass avec des trailers et footages in-game de Gears of War 3, Halo Reach, Call of Duty Black Ops… Une belle ribambelle de titres familiaux qui seront labellisés PEGI 8 à coup sûr… Bref, la conférence se termine sur l’annonce de la mise sur le marché d’une nouvelle version de la Xbox360, plus compacte, plus cholie, plus affectueuse, bref la compagne idéale. Espérons qu’elle sera aussi Red-Circle-of-Death-Proof, tant qu’à faire ! Et BAM on brumise les esprits en offrant ladite bestiole à tous les journalistes amassés dans le Convention Center. Ca fait max de journaleux qui vont revendre leur vieille boî-boîte ça non ? Du coup je répète : je veux une Xbox360. Je voudrais même ! Même si elle moche, même si elle est FAT, j’suis pas à fond sur le physique… Si tu es blanche, avec un gros bouton vert et que tu chauffes beaucoup, tu m’intéresses. Finalement la palme des petits cris de jouissance internes revient au trailer de Metal Gear Solid : Rising. Après 2 jeux à essayer de s’acheter une crédibilité auprès des fans, Raiden revient dans un spin-off qui lui colle enfin à la peau (l’exo-squelette ?). On y voit le ninja-cyborg débiter, trancher et détailler son prochain à grands renforts de slow-mo de gros poseur. Alors biensûr, ça ne sera surement pas un vrai MGS. Mais honnêtement, who cares ? Tant qu’on peut couper des pastèques.

[Test] Red Dead Redemption

Jun 15, 2010
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Salut à toi, Etranger. Tu m’excuses une seconde ? Je vire mes santiags, je pose ma Winchester et j’te sers un scotch, ok ? Dis donc, j’te regarde là, affalé dans mon salon… et j’me permets de te demander, mais vraiment juste pour information : qu’est ce que tu fous là ?! Gné ? Comment ça “un test” ? Il était question d’un test de Red Dead Redemption ? Chez moi ? Damned, encore un truc qui a du m’échapper. Tu sais, j’ai un peu passé trois semaines loin du bruit de la ville, avec les tatous et les coyotes… alors tes histoires de délais, pour moi c’est un peu du Peau-Rouge vois-tu ? Mais soit, tu veux qu’on discute pantalons à franges ? On va discuter pantalons à franges. Tout commence avec le voyage en train du hors-la-loi John Marston, placé sous escorte policière jusqu’au terminus en gare d’Armadillo, aux frontières du Mexique. En apparence, John a tout de la brute épaisse sans scrupules, encadré par deux représentants de la loi et de l’ordre, deux parfaits VRP d’un 20ème siècle naissant. Le gouvernement envoie notre héros expier ses péchés en traquant ses anciens acolytes, au pays de la violence gratuite et du racisme ordinaire. Mais nous sommes ici dans une production Rockstar San Diego, aussi les bons, les brutes et les truands pourraient bien échanger leurs rôles plus vite que leurs ombres. En effet, John avait déjà largement raccroché les flingues. S’il reprend du service, c’est uniquement parceque le gouvernement tient sa famille en otage… Le pitch est représentatif du niveau d’écriture et de la subversivité chers à Rockstar. L’intrigue plaçée à la fin du 19ème siècle fait de nous les témoins d’un Far West américain en déclin, dans lequel les valeurs de John font de lui un dinosaure, laissé sur le bord de la route par une société qui court à l’industrialisation, par tous les moyens possibles. On touche aux concepts de valeurs, de vertu, d’honnêteté et de tolérance : du pain béni pour Rockstar qui, comme dans GTA, multiplie les parallèles piquants avec notre société contemporaine. La reconstitution historique pure est dopée aux références hollywoodiennes, pour nous offrir une variété des situations, des lieux et de personnages assez incroyable. La galerie de PNJ est à ce titre très haute en couleur et offre des séquences de dialogues ciselées comme on aime. Mention spéciale pour Mr West Dickens, le charlatan lambda, revisité à la sauce “ambianceur de la loose”. J’ai ri plus d’une fois. En matière de Free Roaming, Red Dead Redemption fait très fort et propose probablement les plus grands et les plus beaux espaces ouverts jamais vus. La carte du jeu s’étend des pâturages domestiqués des fermes américaines aux terres arides et inhospitalières du Mexique. A chaque région sa faune, sa flore, son relief et sa luminosité singulière. A ce propos, les effets de lumière ont été particulièrement travaillés, avec des contrejours et des halos vraiment bluffants. On se surprend à chevaucher au pas, en admirant l’aube filtrant à travers les arbres, ou à partir chasser de nuit, pour le seul plaisir d’être baigné par le clair de lune. Oui, je suis comme ça, pas vous ? Un background travaillé et subversif, des personnages attachants et un open world gigantesque et très bien réalisé, Read Dead Redemption serait donc un GTA au pays des bisons ? Ni plus ni moins ? (Vous constaterez la forme rhétorique éculée, qui implicitement appelle ma phrase suivant…) Grands Dieux non ! C’est là où Rockstar fait très fort : prendre le meilleur de GTA sans jamais s’en cacher et y insuffler un truc magique : LA VIE. L’univers de Red Dead Redemption existe avec ou sans John Marston. Les villages sont persécutées par des bandes de pillards, les ivrognes pètent un boular au saloon, les diligences sont attaquées en pleine pampa… Intervenez en faveur d’une des parties et votre Réputation s’en verra renforcée. Le camp que vous choisirez définira la direction de votre jauge d’Honneur, symétrique celle-là. Les chevauchées solitaire sont ainsi rythmées de rencontres fortuites : des animaux sauvages qui vous attaquent, une demoiselle en détresse, une pendaison improvisée… En tout il doit bien exister une trentaine d’évènements aléatoires, et je ne suis pas sûr de les avoir tous rencontrés. Les villes offrent également de nombreux pièges qui risquent de démultiplier “dangereusement” votre temps de jeu : tables de black-jack, poker, jeu du couteau, lancer de fer à cheval… La colonne vertébrale du jeu est composée d’une cinquantaine de missions principales, autour desquelles s’articulent les “services”, des quêtes secondaires qu’on pourra compléter quand bon nous semblera, ainsi que de nombreux défis (As de la gâchette, Chasseur de prime, Grand Chasseur, Botaniste, etc). Relever ces défis influera sur vos jauges et vous donnera accès à de nouveaux costumes et de nouveaux items. L’univers de RDR est tellement fourmillant et immersif qu’il en devient difficile à décrire de manière globale. Situé à la croisée des chemins entre la reconstitution fidèle, le western hollywoodien et l’usine à fun, le titre de Rockstar m’a clairement passionné 25 heures durant. On quitte un village avec un objectif précis, et l’on reprend conscience quelques heures plus tard, trottant sous la lune après s’être taillé une solide réputation de chasseur de prime ou avoir admiré les paysages entre deux faits d’armes. Le jeu n’est pas exempt de défauts à mon sens, comme une morale un brin plus orientée que dans GTA (on a plus envie de faire le bien que le mal) ou ces dernières quêtes du scénario principal qui cassent le rythme, mais au prix d’un twist final qui ne manquera pas de retourner quelques têtes. Dire que ces défauts ternissent la qualité du titre serait mentir, Rockstar a réussi le pari risqué de transposer ses mécaniques de jeu puis de les transcender en tirant le meilleur parti de cet Ouest américain vieillissant. GO BUY IT !

[Critique] Kick-Ass kicked my ass !

May 3, 2010
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D’avance pardon pour cette titraille tout droit sortie du hall of shame des titres de blogpost. Honnètement je ne voyais pas de meilleure manière pour décrire ma session ciné de mardi dernier. J’aime les super-héros, j’adorerai en être un. Et vous aussi. Que celui qui n’a jamais rêvé de superpouvoirs, de gadgets à 8000€ le shuriken et de moments épiques me jette la première Spider-Cagoule… Quand j’étais jeune, tous les superpouvoirs m’auraient plu, même le corps élastique bien ridicule du Dr. Fantastic. Mais avec la prise de bouteille, je suis beaucoup plus clients de héros ancrés dans une presque réalité, Batman et Iron Man en tête. Finalement, j’y ai bien réfléchi, j’aurai pu être Batman ! J’ai juste pas le compte en banque du père Wayne. Pas nés sous la même étoile… C’est d’un constat plus ou moins similaire que part l’anti-héros de Kick-Ass, bien calé au fond de sa routine lycée/youporn/comics (dans l’ordre ou non) : “Qu’est ce qui m’empêche de devenir justicier ? Rien en fait…” Et c’est ainsi qu’il s’en va corriger du malfrat tout de combinaison de plongée vétu. Et c’est l’engrenage, le hasard, une vidéo Youtube (excellente utilisation de la référence au passage) la célébrité, les ennemis, sa rencontre avec d’autres supers.. et notre rencontre avec celle qui bouleversera cette séance de ciné : Chloé Grace Moretz, jeune actrice de 13 ans qui devrait - passez moi l’expression - tout déchirer dans les années à venir. Elle incarne Hit-Girl, petite tornade violette garçon manquée, insouciante et meurtrière, dont chaque apparition est une scène culte. C’est simple, moi Chloé Grace Moretz, je suis bien chaud pour l’adopter, mais c’est sa mère qui n’est pas motivée motivée. Donc voilà, d’ici une dizaine d’années, si l’actrice continue sur cette lancée, elle devrait finir égérie pour geeks, façon Kristen Bell. Fin de la grosse parenthèse Hit-Girl, même si c’est révélateur du coefficient de crevage d’écran de la môme. Kick-Ass est un film qui surprend par la difficulté que l’on aurait à le faire entrer dans une case : ce n’est pas un teenmovie ni une comédie, pas un film de super-héros ni une parodie d’ailleurs. C’est un cocktail panaché de références, de fricottage avec les genres, qui joue avec nos repères, avec comme colonne vertébrale un parti pris ultraviolent décomplexé. En cela, le film de Matthew Vaughn a selon moi des petits airs de Tarantino : les membres volent et les artères se vident sur fond de pop-music naïve, de répliques salées et d’humour bien noir. Parfois le réalisateur impose de vrais moments de tension dans ce cadre pourtant loufoque, puis relache la pression en nous offrant un cliché sur un plateau… pour mieux nous prendre à revers à nouveau. Jouissif. D’autant plus jouissif qu’il n’a pas sa créativité dans sa poche lorsqu’il s’agit de filmer l’action. En flirtant avec les limites et en ne s’interdisant rien, il donne à ces scènes une fraîcheur et une puissance surprenante. Je ne pensais vraiment pas voir l’une des meilleures scènes d’action de ces dernières années dans Kick-Ass. Et pourtant. J’ai pris une belle gifle de cow-boy. Un casting plutôt très bon, du anti-héros parfaitement humain et gauche jusqu’à un Nicolas Cage dont on a même pas envie de se moquer (ça ne m’étais pas arrivé depuis longtemps), et puis Chloé Grace Moretz, qui écrase tout le monde, de très loin, d’une pichenette de gamine. Je terminerai comme j’aime à le faire, en parlant musique. D’abord… John Murphy à la direction musicale, je faisais des petits sauts de joie. Le monsieur a quand même pondu les BO de Sunshine et de 28 Days/Weeks Later, qui sont dans mon top des BO intemporelles. Plutôt que de composer une identité musicale super-héroïque pour le métrage, le compositeur fait dans l’auto-pillage intelligent. On retrouve donc Surface of the Sun (Sunshine) et Leaving England (28 Weeks Later) soit les deux meilleures pistes de chaque BO, plaquées sur des scènes d’action déja cultes. Le tout est secondé par des titres de Prodigy, Morricone ou Elvis (ça fait rêver). Certains crieront à la fainéantise, moi j’ai crié au génie. D’abord parceque c’est contre toute attente super homogène mais aussi parceque ça colle parfaitement avec l’idée du cocktail multigenre à tendance nerd. Et les fans de BO taperont leur petit frisson de connaisseurs. Kick-Ass est ma grosse claque de l’année 2010, sans commune mesure. Un film à la fois violent à souhait mais tout en subtilité, avec des références conservées à l’état de bonus, donc qui le laissent très accessible. Et Hit-Girl, qui justifierai à elle seule un second opus. Courrez-y diantrebleu, c’est du bon ! C’est tellement dommage que le film soit marketé comme un teen-movie alors qu’il n’admet enfait aucune étiquette. La majeure partie des spectateurs des salles obscures risque de passer à côté de quelque chose d’énorme, au profit de notre chef d’oeuvre à la française, j’ai nommé Camping 2. Cher lecteur, tu la vois là l’urgence d’aller voir ce film, ce soir même, puis d’en parler à ta famille, tes potes, ton chien ? Now move !

La salade grecque

Apr 28, 2010
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Beaucoup de vadrouilles en tout genre ces derniers temps, pas forcémment à l’avantage de la tenue du blog, mais tout devrait se fluidifier rapidement. Pas de news n’étant pas synonyme de pas de gaming, ou de geekage en général bien entendu ! De toute façon j’ai déjà essayé de raccrocher ce genre d’activités, ça s’est avéré être une mauvaise mauvaise mauvaise idée… Mr. Biggles, le chat du voisin - paix à ton âme Mr. Biggles - n’avait pas trouvé ça drôle. Semaine chargée, semaine d’homme, semaine d’animal même : j’ai fini God of War 3. A chaud comme ça, j’aurai tendance à dire “Wootcha p*t*in samayr”, mais ça ne serait pas très clair. Aussi vais-je développer un tant soit peu. Mais quelle intro mes aïeux, quelle intro ! Tout d’abord j’ai abordé cette nouvelle aventure de Kratos complètement vierge de la série, et même du genre beat’em all en général. Mon dernier en date, ça devait être Devil May Cry, second du nom. Ou même le premier. C’est dire. J’aurai pu me commander la trilogie et tout reprendre, mais la flemme l’a emporté. Ça et la peur du polygone PS2, of course. Je ne vous refait pas le coup du pitch, il parait que ça fait trois jeux que Kratos se trouve de bonnes excuses pour aller mettre une peignée à Zeus, aussi l’ai-je gentillement laissé bricoler son alibi entre deux séances de charcutages. Autant dire qu’avec toute ma candeur quant à l’ambiance God of War, cet épisode m’a juste mis la tête à l’envers. C’est ultraviolent, ultranerveux, ultrajouissif, tout simplement. On taillade des hordes d’ennemis avec une facilité déconcertante, eux même souvent assistés de grandes figures de la mythologie (gorgones, cyclopes…). Il faudra les harceler, les affaiblir, puis procéder à leurs exécutions à coups de QTE bien nerveux. Et ce ne sont là que des mini-boss, car une fois face à un Dieu ou un Titan, on passe du statut de prédateur à celui de fourmi. Le concept du boss/level (on se ballade dessus tant il est gigantesque) prend tout son sens esthétique avec le passage à la next-gen : je n’avais pas pris une claque graphique comme ça depuis Uncharted 2. C’est peut être un détail pour vous, mais pour moi… voila. L’hémoglobine full-HD cascade par hectolitres sur le chemin de Kratos, qui tranche, transperce, lascère, arrache, brise, écartelle et j’en passe, dans des scènes d’exécutions souvent borderline. On ne détourne pourtant pas le regard, de peur de perdre une miette de la mise en scène et des chorégraphies, furieusement badass. Autant dire qu’en expérience post-Final Fantasy XIII, God of War 3 se pose en parfait ambassadeur de la Testosterone. Bon.. what’s next dans ma wishlist ? Red Dead Redemption ? Mais c’est loiiiiiiiiiiiiin ! Mais qu’est ce qu’il va faire alors pendant tout ce temps ? - oui, il parle de lui à la 3ème personne, il s’en fout c’est son blog ! - Il va se pencher sur Torchlight (parceque y à des gros morceaux de Diablo dedans), essayer de chopper du skill sur Battlefield : Bad Company 2, peut-être même ratrapper l’acte manqué Darksiders, qu’il n’a pas fait, c’te honte. Gné ? Quoi ? Y a une mise à jour pour Angry Birds ? Avec des nouveaux niveaux et un nouvel oiseau ?… Vous avez la 3G ici ? Non ?… Il.. enfin je.. je vous laisse, j’ai.. hm.. une urgence… Oui oui, non non, rien de grave, pas de panique hein ! Biz bye !

Active Time Blues

Apr 12, 2010
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On m’en avait parlé, on avait essayé de m’y préparer. J’avais lu toutes les déceptions, tous les pamphlets et j’étais resté incrédule devant la débandade générale. La légende courrait que par delà les mers, des gens perdaient la foi par centaines, par milliers. Quand le mal à touché nos côtes, j’ai barricadé ma porte comme pour une fin du monde. J’ai soigneusement pétri des emballages de Babybel pour m’en faire des petites boules Quiès mignonnes. Je cherchais à éviter à tout prix que le verbe de l’un de ces prophètes du chaos ne viennent couler salement dans mes chastes esgourdes. Lorsque le jour béni est arrivé, équipé de mon dispositif d’isolation sensorielle, j’ai sorti le nez dehors et suis allé communier avec les derniers adeptes. J’ai versé ma contribution au culte (à hauteur de 70 euros, oui) et suis reparti avec mon ostie bien calée au creux d’un sac Virgin. Nos préceptes sont clairs : on ne consomme pas l’ostie à la va-vite. On doit prendre son temps, laisser les saveurs s’exhaler en douceur, apprécier toute la richesse et la subtilité de ce don du Très Haut. C’est ce que j’ai fait, j’ai laissé fondre la Sainte-Gallette environ 25 heures en bouche. Et déjà, ma foi me quitte, comme elle a quitté ces êtres du bout du monde. Plus ça fond, plus le goût est monotone, la texture sans relief, le facteur d’addiction proche du zéro absolu. Elle était pourtant jolie à l’oeil cette petite ostie, très colorée, mais jolie ! Je croque mollement une bouchée de temps à autres, persuadé que cela sera LA bouchée, LE moment d’épiphanie. Mais en vain. Certains diraient que “J’ai la maladie”… En vérité, je vous le dis : Final Fantasy XIII me fait chier. C’est dur, j’ai du mal à désavouer le Dieu Square Enix. Dix ans de passion, ma référence qualité inter-planétaire niveau RPG, que l’on transforme en MRBA (Mostly onRail Beat’em All, elle est de moi celle ci, c’est cadeau ^^)  Dans mon refus, j’ai échafaudé une série de questions dont la seule formulation me secoue de spasmes : Et si c”était plus complexe que “c’était mieux avant”. Et si le succès des FF emblématiques reposait sur un tout, une époque, un niveau de technologie qui laissait sa place à l’imagination, nos âges lorsqu’on y jouait, nos affects avec les thèmes abordés, notre disponibilité temps ? Si Square m’avait gratifié aujourd’hui d’une ostie de la trempe de l’époque Squaresoft, aurais-je seulement été capable de l’apprécier à sa juste valeur ? Dans l’incapacité de répondre à cette question, je continue à croquer mollement dans ma gallette. Je serais surement au temple, lors de la prochaine grand messe. Je paierai très probablement ma dime, comme à chaque fois…Parceque quand on a été un believer, tout ce qu’on souhaite, c’est le redevenir… Alala, je suis vraiment turbo-romantique ! Qu’on me passe un Final Fantasy VIII : Squall Leonhart, l’emo-autiste, ça c’était du héros !