
Ici à la rédac (quoi ? si je veux je dis » à la rédac ») on croit en la puissance du contrepied. Par exemple, là, sauf si t’es un vilain sectaire du pad, un genre de fondu en toge treillis qui ne jure que par Mauser Simulator 1943 ou un être sans goût, y a de fortes chances que t’aies casé cette petite visite sur mon blog entre deux séances de ramonage intensif sur Diablo III. Hmm ? Allez avoue : tu bouffes, tu dors, tu pisses Diablo. On en est tous là cousin, tu peux te confier, je le dirai pas à la maitresse. Du coup hop, je profite de ta garde baissée et *SNIKT SNIKT* le contrepied : plutôt que te raconter comment le dernier Blizzard sépare des bébés ours par le milieu, j’aimerais te causer d’un chouette petit jeu qui sera parfait pour te rincer la bouche entre deux retours à Tristram. Ca s’appelle Wrecked Revenge Revisited et c’est le « successeur spirituel » (comprendre « franc remake », par les mêmes développeurs qui-plus-est) d’un certain Mashed sorti sur PS2, PC et Xboite en 2004. Ceux qui y avaient joué frétillent déjà sur leur chaise Conforama et si tout se passe bien, ça ne devrait pas tarder pour les autres : cinq bonnes raisons de le kchiffer.
1. Micro Machisme

On a affaire à un MicroMachine like : un jeu de courses en vue du dessus où le fin pilotage et la pole-poz importent peu ou prou, puisque la seule règle en vigueur c’est
2. Mad Marx

Qui veut la paix prépare la guerre, dit-on. C’est très bien tout celà, à un détail près : le semblant de pitch de Wrecked n’implique en aucun cas la moindre vélléité pacifiste. On préparera donc encore plus la guerre, avant d’enfoncer l’accélérateur pour ne le relâcher qu’une fois les carcasses adverses gisant au fond d’un ravin. Et ça tombe plutôt bien, puisque Supersonic semble avoir pris son temps pour assembler l’arsenal parfait pour satisfaire nos instincts MadMaxiens (MadMaxistes ?). Mitrailleuses légères, mines de proximités et missiles téléguidés laisseront donc rapidement place à d’autres vilainies plus contextuelles à la topographie des circuits : un boulet explosif, un champ de force qui repousse violemment les adversaires, un électrochoc les forçant aux embardées les plus erratiques ou encore… le divin shotgun. Imaginez des canons sciés prêts à distribuer leur grenaille à gros recul dans les carosseries adverses, à condition que votre cible soit sur l’un de vos flancs. Bien sûr que vous me voyez venir : boost, boost, dépassement par l’intérieur dans le virage et shotgun sur ta bouche, évidemment.
Mais attention, au délà de deux joueurs, Wrecked vous fera savoir qu’il n’aime pas les crâneurs : sortir un adversaire de l’écran, c’est le voir réapparaitre sous la forme d’un réticule tout puissant, expédiant salves de missiles et autres projectiles venus du ciel sur ses camarades encore en course. Et c’est dans cette petite niche de gameplay que Supersonic Software s’en vient planquer ce qui restera probablement leur meilleure idée en matière de coups fourrés : le Permuteur. Une fois envoyé ad patrès, sélectionnez l’un des concurrents encore en lice, puis un autre et préparez votre plus beau rire sardonique : d’une pression de bouton, vous avez maintenant le pouvoir d’échanger les positions et les trajectoires des deux malheureux. S’ensuivent les balets motorisés les plus grotesques, au cours desquels chaque concurrent paniqué tente de se foutre dans la situation la plus critique dans l’espoir de la léguer à son adversaire. Sauf… si vous n’appuyez jamais sur la gachette… Des brouettes de sadisme pour toute la famille, vous dis-je !
3. Terrain Minet
Je citais plus haut la topographie des circuits, eh bien tenez, parlons-en. Non contents de se la jouer chemins multiples et gros dénivelés, les tracés de Wrecked versent également dans la friponnerie caractérisée : épingles enneigées, angles de caméras traitres et goulots d’étranglement ne seront que trois lignes prises au hasard sur un chouette menu. Mention toute particulière au fabuleux circuit Ice Bridge : deux interminables lignes droite verglacées connectées entre elles par des épingles, couvertes de givre elles-aussi. Bien entendu, aucune rembarde de sécurité pour venir gâcher le plaisir simple de jouer à « je-te-tiens-tu-me-tiens par la portière arrière » jusqu’à ce que la gravité et l’inertie choisissent une victime. Et si tel n’était pas le cas, le combo flash aveuglant + cordon de mines à l’entrée du virage reste un classique indétrônable.
Mais voilà que je parle tracés retors, givre, épingles et autres joyeusetés propres à effrayer les Jacques Villeneuve du dimanche (tiens, pléonasme). Pas de panique : dans la grande tradition MicroMachine, Supersonic a pensé son produit équilibré et fun plutôt que frustrant. Par exemple, l’emplacement des meilleures armes obligera ceux qui les convoitent à prendre plus de risques, offrant des occasions rêvées aux joueurs prudents d’éperonner les plus gourmands en les jugeant du regard. C’est dans ces petits détails – et dans bien d’autres – qu’on isole rapidement dans la moelle de Wrecked l’ADN d’un authentique party game. Rien que ça, ouais.
4. Party Hard

« Multijoueur en local ». Ca veut dire le tonnerre mécanique dans ton salon jusqu’à 4 fumzors en même temps, sans écran splitté sur ta dalle 46″ de nouveau riche. Eh oui bébé, en l’an de grâce 2012, un jeu vidéo « de soirée » qui ne te condamne pas à mimer la canne à pêche ou à taper sur des congas imaginaires pour retourner des tortues (oui bon, y a Trials Evolution aussi, je sais, cesse de faire l’intéressant). Douze euros agréablement dépensés donc, tant l’accessibilité nous ramène à la grande époque des verres de lait et des tartines de nutella, mais dans une enveloppe qui pue quand même bien le gazoil et le mal parler entre adultes consentants. Pire encore (ou mieux ?) : on aime ce jeu jusque dans ses bordées de bugs débiles, quand le moteur physique coule une bièle et nous expédie dans le décor ou qu’une roquette finit en pétard mouillé dans l’incompréhension générale. En revanche, difficile de conseiller Wrecked Revenge Revisited aux joueurs solitaires ou aux adeptes du online : bien que bourrés au bon lol, les défis solo ne justifient pas le prix d’achat et le multi en ligne est cruellement déserté, tant sur Xbox360 que sur PS3. Wrecked a tout simplement raté son lancement et c’est bien dommage, car il a dans le calcif de quoi transformer une soirée entre individus civilisés en foire d’empoigne pour pilotes de mauvaise foi. Exactement, comme la traversée du rond-point de l’Etoile, mais avec plus de plasma guns et moins de coma à la fin.
5. Une question de priorités
T’es plutôt du genre :
ou :

(Oh l’argument de bâtard. Oh le veule)
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