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5 bonnes raisons de le kchiffer : Xenoblade Chronicles

Oct 24, 2011
5 bonnes raisons de le kchiffer : Xenoblade Chronicles

5 bonnes raisons de le kchiffer. Sous ce blaze sang pour sang français péri-urbain : mes gros coups de coeur, ceux qui ne sauraient rester contenus dans un test en bonne et due forme. J’y trouverai une excuse suffisante pour te causer d’un jeu sans objectivité aucune, juste pour que t’y joues, parce que TU LE DOIS. Cinq bonnes raisons de le kchiffer, c’est un peu le penchant lovalova-canard de la Krkrkritique, si tu veux.

Et quite à inaugurer, faisons les choses follement et parlons d’un jeu Wii, Xenoblade Chronicles. Ouais l’ami, non seulement j’ai pas parlé d’un jeu console depuis des lustres mais en plus je me pointe même pas avec un beau jeu next-gen sous le bras, C’est un peu comme si ton voisin débarquait à ta raclette party avec un Pinot Gris estampillé Franprix, je sais. Ceci dit tu vas me rengainer tout de suite ce sourire crispé de circonstance et éviter de remiser la bouteille au fond de la poubelle. Oublie l’étiquette et sors plutôt le tire-bouchon, c’est le Saint-Emilion 1986 du JRPG en dedans.

1. La grande vadrouille

Le défis du genre “parler de tel jeu sans parler de tel jeu” j’ai toujours trouvé ça un peu bidon.  Aussi briserai-je la glace sans plus attendre : Xenoblade prend Final Fantasy XII pour exemple à de nombreux égard et ce pour le meilleur. Dans son exploration par exemple, qui se la joue espaces ouverts gigantesques, sans l’ombre d’un coin de mur invisible pour te garder sur un rail. Les zones secrètes et les recoins à nettoyer sont légions et représentent une motivation suffisante pour ruiner une paire de dimanches dans des séances de loot endiablées. À elle seule, la première zone ouverte du titre fait un joli pied de nez aux espaces soit disant ouverts que Final Fantasy XIII nous “offrait” après 20 heures de couloirs. Et ça ma gueule, ça fait plaisir. Un bonheur amplifié par la palettes d’ambiances et de tons que proposent les environnements : le moteur a beau dater un peu (beaucoup en fait, pensez PS2) le foisonnement de couleurs, les libertés de la DA et le caractère explorable des lieux donnent envie d’y plonger et de tout violer de tes yeux coquins.

2. Monado no Ken

Une fois les couteaux tirés, le jeu confesse un système de combat de la race dite “libre des guibolles” : pas d’instances de tatanes avec les pieds rivés au sol face à face avec l’ennemi, ici on choisit d’attaquer ou non les affreux qui vaquent à leurs occupations dans la pampa. Encore un autre héritage heureux de FFXII, puisque dopé aux hormones pour obtenir une mixture supra-dynamique : les coups de base sont donnés automatiquement, on lance des attaques spéciales en prenant soin de bien gérer leur temps de recharge et on essaie de créer des enchaînements avec ses équipiers (déséquilibrer > mettre à terre > hébéter, par exemple) Les liaisons bien exécutées viennent recharger une jauge dont j’ai totalement oublié le nom, mais qu’on appellera ici “la Barre Suisse” puisqu’elle permet de tout faire : relever un allié mort au combat si l’on en dépense un tiers, déclencher un team combo quand elle est pleine, ou prévenir un allié d’un danger imminent.
Car le héros du jours manie rien moins que l’épée la plus classe de la création : en plus de lui filer plein de pouvoirs coolcoolcool, la légendaire Monado confère aussi le don de prescience : les visions de Shulk l’informent des futures attaques spéciales ennemies. On a alors que quelques secondes pour trouver une parade. Panique, un peu. Autour de ce squelette déjà bien dense, quelques couches de micro-gestion supplémentaires, comme ces QTE tout doux tout discrets pour rassurer un compagnon qui piffe son estocade, ou ces attaques qui nécessitent de se placer derrière l’ennemi ou sur son flanc pour faire mal. Au final et contre toute attente, j’ai remercié Xenoblade de prendre en charge (avec brio) la gestion complète de l’IA des équipiers et de me rendre l’intégralité de mes PV une fois un combat terminé : je ne sais pas trop comment j’aurais pu gérer plus, de toute façon. Coeur avec les pads.

3. Breakfast club

Tu les connais comme moi, les JRPG. T’as 16 ans, t’es fougueux à l’intérieur, timide comme un petit écureuil à l’extérieur, alors forcémment ces galeries de personnages faites d’hémiplégiques de la discussion et de japounaises costumadées en chanteuses jpop, c’est la tienne, elle te plait. Seulement voilà : dix ans plus tards, tu lances FFXIII et tu réalises que ça reprend sans vergogne les pires heures du huitième épisode. T’es le témoin impuissant d’un échange de ce type :

Salphi (^__^) : “Yaaaaaaaay, let’s go !”
Bubu ( -_-’) : “Oooonh…”
Argngrom  (>_<) : “…”
Pistache ( o_o°) : “Huhu ?”

Eux ont l’air de s’être compris. Toi t’écrases ton troisième Xanax en souvenir de ton innocence perdue. Dépoussière ta Wii : le crew d’individuels de Xenoblade est là pour te donner de la psyché structurée et du héros nevrose-free et attachant. Et attention, sans pour autant se défaire des archétypes qui vont bien : le sidekick musculeux mais un peu blaireaux, l’héritière snobinarde branchée magie, même la bestiole kawai-rondouillarde, tous font pourtant plaisir à suivre tant ils remettent au goût du jour un art trop rare dans le rpg jap : la fermer quand on n’a rien à dire. Et puis il y a Sharla. Qu’est belle comme un soleil. La sexy medic qui administre ses seringues à l’aide d’un gun de la taille d’un petit pommier, la battante en mini-short qui sait s’exprimer autrement qu’en smileys et qui distribue des bastos de bonhomme. Sharla, fais moi des bébés dans la Wii.

4. La drogue

C’est pas super cool de ma part d’évangéliser ce jeu, au vu des ravages qu’il a déjà causé autour de moi. Faut bien dire que ni la boite du jeu ni l’écran d’accueil n’auraient pu prévenir le quidam de la quantité impressionnante de vice enfermé là par Monolith Soft. Xenoblade est le genre de jeu au cours duquel tu peux, au bout de 17h de jeu, découvrir une volée entière de menus jusqu’alors inexplorés. Oh bien sûr, t’avais pris les rennes des fonctions de base, tu gérais ton équipement, tes Arts spéciaux, t’avais même crafté tes premières gemmes. Mais t’avais jamais fait un tour sur l’onglet collection, celui qui doit bien renfermer ses 20h de durée de vie, pour peu que tu sois chasseur de trésor dans l’âme. T’avais pas non plus remarqué ces spots de discussions, qui permettent d’augmenter les affinités entre tes équipiers. Tiens au fait, t’oublieras pas de repasser dans la première plaine du jeu, histoire de faire sa fête à ce gorille level 50 que t’avais été obligé de contourner. J’arrête là et et je te laisse respirer : essayer d’être exhaustif serait à la fois long et bien présomptueux de ma part. Reste que si t’as la petite forme un soir, que tu te sens pas d’attaque pour une suée massive face à des boss retors, tu peux te faire trois heures de création de gemmes avec un bon grog, tu prends ton pied quand même tellement MÊME ÇA c’est fun.

5. Greffe de foi

Parceque la musique déchire. Parce que la durée de vie est dingue. Parce que l’histoire, de ses accès de shōnen jusque dans les bad guys qu’elle te jette en travers du chemin, est cool. Parce que si comme moi t’étais à – ÇA – d’abandonner tes anciens dieux, Xenoblade va te redonner confiance dans le rpg jap. Cours l’acheter, canaille.


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gautoz

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Comments:

  1. Ce post sent l’amour, mais tellement que ça me donne envie d’être malade pour terminer le jeu (35h au compteur et je ne suis pas proche de la fin).
    Ça faisait longtemps que je n’avais pas joué à un JRPG où le héros n’est pas un émo qui a perdu la mémoire ou qui s’est fait tromper par son meilleur ami et qui pleure tout le temps en regardant un couché de soleil.
    De même que les méchants qui ne philosophes pas de trop et qui choisissent plutôt l’option “tuer” que “discutons trois heures autour d’un cacao chaud”.
    Bref, ce jeu c’est tellement du coeur qu’il serait presque une raison suffisante pour acheter la wii (et cet article c’est aussi du coeur).

  2. Clairement le meilleur J-RPG de la Wii (et plus simplement des 5 dernières années). Son seul vrai défaut est qu’il se joue sur Wii ( le 480p sur un 46″ ça pique) mais même ce point peut être corrigé. *tousse* marine mammals that are closely related to whales and porpoises *tousse*

  3. Moi de toute façon je l’ai déja acheté… à cause de toi et de ton maudit twitter : obligé d’acheter un jeu wii… grrr…et de la rebrancher en plus… elle étais tellement bien au fond de sa boite….

    Et il faut bien avouer qu’après 2h dans la zone de départ, j’avais parcouru 130 kilomètres, j’avais récupéré 57 quêtes et demi et j’avais repéré 12 mobs “trop-fort-pour-moi-je-dois-revenir-plus tard”. J’ai bien été obligé d’avouer que tu as bien raison de le conseiller, ce jeu.

    J’suis pas encore hyper à l’aise dans le système de combat mais j’vais relier ton test, j’ai l’impression que tu donne la clef de la compréhension quelque part ^^’ . merci du conseil en tout cas. tu déchires.

  4. Raison #1.1 d’achat : Le terrain de jeu, l’univers dans son entier, c’est le corps de deux Titans badass qui ont freez après un match draw à *Soul Calibur 0 Badass Titans Edition*. Et comme t’avais jamais vraiment eu l’occasion de jouer à FFXII à dos du true last boss de SOTC, tu peux TL;DR le reste et filer acheter le jeu tout pareil

  5. Et bien, quel dommage que je n’ai pas de Wii car je suis depuis longtemps, tout comme toi, atteint d’athéïsme en terme de RPG Jap. Je crois que moi c’était après avoir bouffé FF7 puis Chrono Cross (deux monuments au passage)….