slide_mgs

Enfance brisée
KULT: The Temple of Flying Saucers

Jun 16, 2011

Tu te souviens de ton premier jeu d’aventure, dis ? Moi oui. Enfin c’est ce que je croyais. J’avais le souvenir vague de débuts chez LucasArts, sans jamais pouvoir me décider entre Monkey Island et Day of the Tentacle. Pas sortis en même temps, certes, mais toi même tu sais qu’à l’époque ça comptait pas. Et hier, sortie de nulle part, l’épiphanie : c’est moi qui ai eu la fève des bribes de souvenirs d’une aventure sur Amiga, un truc plus vieux, plus dark et plutôt dérangeant pour le môme que j’étais. Plus forte que toute autre impression : celle de l’interdit, comme si on m’avait collé un PEGI42 dans les pognes le jour de mes huit ans.

Très sincèrement, après une heure passée sur Youtube, j’en viens presque à regretter mon entreprise archéologique : ceux qui y ont joué sont unanimes, c’est assurément le jeu d’aventure le plus étrange (politesse inside) de son époque. Sorti sur Amiga, Atari-ST et DOS, “KULT: The Temple of Flying Saucers” (“Chamber of the Sci-Mutant Priestess” pour les US, LOLILOL NAMES) est une production Exxos, anciennement ERE Informatique, que si tu es vieux tu connais parce qu’il y avait des pépites de Philippe Ulrich et de french touch dedans. On incarne Raven, prisonnier d’une forteresse Protozorq et aficionado du port du bonnet-coquetier. Là comme ça, un jeu de taulard, bon… ça fait light niveau challenge. OUI MAIS NON, parce que chez les Protozorqs, on est pas bégueules : réussis cinq épreuves et c’est la quille. Sympas les mecs.

Derrière l’idée champilolantes des Prototrucs, Arbeit von Spacekraft aka Johan Robson, hollandais halluciné à qui l’ont devra pas la suite pas mal d’autres scénars parfum fleur de pavot : Lost Eden, Megarace (OUI!) et Atlantis en tête. Par quel prodige, me direz-vous : quand Infogrames décide de transformer Exxos en rotative à brouzoufs, Ulrich s’en va monter Cryo Interactive et embarque ses potes – dont Robson – au passage. Il est comme ça Philippe.

Une image valant mille mots, un long play de 37:50 à raison de 30 images/seconde vaut 68 100 000 mots, cherche pas j’ai une Casio FX. Je te laisse donc avec 68 100 000 mots de bizzarerie.

Permet moi simplement d’attirer ton attention sur quelques éléments phares de l’expérience :

  • (6:45) Le HUD organique, déjà. Quid de ce FOETUS dans le coin supérieur gauche ? Quid de ce sélecteur d’actions en forme d’encéphale DÉGUEULASSE ? J’avais huit ans merde.
  • (8:55) La salle dite “des mains qui sortent du sol”. Aucun commentaire à formuler.
  • (19:55) La rencontre avec une femme araignée qui se termine en proposition zoophile (j’avais beau pas comprendre l’anglais, j’étais SÛR que c’était MAL)
  • (28:40) Le massacre d’une donzelle à mains nues façon Hokuto no Ken (et toujours ce port altier du coquetier)
  • (34:50) EL COMBAT FINAL


About the Author

gautoz

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Comments:

  1. Ca sent les bancs-oubliette et les mitres en cuir ce jeu…

  2. 30 images par seconde pour 37:50 minutes, ça fait 68100 images.
    Si une image vaut mille mots, ça fait donc 68 100 000 mots.

    Cherche pas, j’ai une HP48.

    • BAM :’D

      (d’où l’intérêt d’éviter de la jouer matheux un jour sans café !)